Arnaud Delcorte


PRÉSENTATION
Arnaud Delcorte est né 1970. Il est docteur en sciences appliquées, chercheur qualifié du FNRS et professeur à l'UCL et aux facultés universitaires St Louis à Bruxelles.Recueils  
  • Le goût de l'azur cru. Le chasseur abstrait éditeur, 2009.
  • Toi nu(e) / Dans le linceul étoilé du monde. Le chasseur abstrait éditeur, 2010.
  • Écume noire. L’Harmattan, 2011. (Poètes des cinq continents).
  • Ogo. L'Harmattan, 2012. (Poètes des cinq continents).
  • Eden. L'Harmattan, 2013. (Poètes des cinq continents).
  • Méridiennes. M.E.O., 2015. Photographies de Brahim Metiba.
  • Ô. MaelstrÖm, 2015. (compAct, n°39).
  • À consulter  Le cahier collectif "Homosexualité(s) et Littérature", dirigé par Benoit Pivert et incluant des essais, fictions et poésies autour de ce thème.   Point barre : revue de poésie contemporaine, n°11-12, octobre 2011.

    BIBLIOGRAPHIE


    NOS EXPERTS EN PARLENT
    Le Carnet et les Instants

    Sur les marches de La Bourse à Bruxelles, Arnaud Delcorte tient une revue de poésie épaisse et graphique, où l’un de ses poèmes polyglottes a été publié. Nous nous installons à la terrasse la plus proche, vaste et vide à cette heure d’ouverture, autour d’une petite table ronde, bistrotière avec son pied noir, art déco, en fonte. L’auteur porte une barbe courte et soignée. Ses lunettes cerclées scintillent au soleil comme sa boucle d’or d’oreille gauche, qui ressemble à une petite alliance.

    Chaque seconde est un motChaque mot est une sensationChaque sensation va au cœur

    D’emblée, il lie son diplôme d’ingénieur civil, spécialiste en physico-chimie moléculaire des surfaces, à son activité d’auteur : il s’agit…


    Le Carnet et les Instants

    « Tjukurrpa » est un mot de la langue anangu, propre à un peuple aborigène d’Australie. Il signifie « le temps du rêve », cette ère mythique totalement éthérée qui a précédé la création de la Terre, mais continue de coexister discrètement avec le monde tangible. Utiliser comme titre d’un recueil poétique ce mot exotique – qui reviendra une seule fois, en fin de volume – n’est pas un geste superficiel. C’est suggérer d’emblée l’existence d’une « quatrième dimension », de nature à la fois cosmogonique et spirituelle, sans toutefois que l’auteur juge nécessaire d’en mener davantage l’exploration. Au fil des pages, il accorde en effet une plus grande place aux origines du bouddhisme, à travers le personnage…