Superfaible! : Penser au XXIe siècle


RÉSUMÉ

Une enquête philosophique sur la fin de la raison telle qu’elle est entendue depuis les Lumières, celle-ci s’épanouissant désormais dans la destruction de la Terre et de la vie et s’épuisant dans la sophistique. Les dieux que les hommes sont devenus doivent selon l’auteur se rendre superfaibles pour vivre à nouveau.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Laurent de Sutter
Auteur de Superfaible! : Penser au XXIe siècle
Laurent de Sutter est essayiste, éditeur et critique. Il est l'auteur de plus d'une vingtaine de livres traduits dans une douzaine de langues et couronnés de nombreux prix et bourses. Il dirige les collections "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France et "Theory Redux" chez Polity Press, chronique sur La Première et dirige le festival Les Rencontres Inattendues. Il enseigne aussi la théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. On a pu dire de lui qu'il était le "Slavoj Zizek belge", un "pirate de la philosophie et du droit" ou encore "l'enfant terrible de la philosophie francophone contemporaine". "Les Inrocks" ou "Technikart" l'ont souvent fait figurer dans leur top 100 des personnalités culturelles de l'année. Lauréat d’une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse de création 2021


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Le goût du paradoxe et de la provocation chers à Laurent De Sutter a-t-il atteint dans ce livre le comble de l’insolence avec l’apologie de la faiblesse ? En rien : l’effort passionnant de ce penseur turbulent, sa généalogie subversive des idées qui dictent notre mentalité de savoir pour le pouvoir, porte en effet au-delà de toute clôture dominatrice de nos façons de penser et d’agir. Car il s’agit bien d’un effort (Super) d’attention flottante (-faible) et non moins vigilante pour penser loin des forces de maîtrise et d’assujettissement où notre modernité s’est enlisée en voulant nous « gouverner ».Dans la foulée de cet échec, aussi relatif soit-il, la réaction antimoderne ne se déchaîne-t-elle…


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Réactiver le sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle

Isabelle STENGERS , Réactiver le sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle , Découverte / Empêcheurs de penser en rond, 2020, 202 p., 18 € / ePub : 12.99 € , ISBN : 9782359251685L’attention à l’aventure des idées et des actes qu’elles engagent questionne l’articulation intime entre pensée et vie, double expression d’un même plan. Pensant avec et depuis Whitehead, Réactiver le sens commun remet en chantier, réagence l’essai Whitehead et les ruminations du sens commun (Les Presses du réel, 2017) au sens où il le fait bégayer et le relance. Là où Whitehead caractérisait la civilisation moderne par son déclin, nous vivons sa débâcle. Nous sommes à un point de bifurcation : rien ne nous dit si nous allons pouvoir civiliser la modernité ou si nous nous engageons dans sa pure débâcle. Un des noms majeurs que Whitehead donna à ce déclin est bifurcation de la nature, à savoir la séparation entre qualités objectives et qualités subjectives. Une séparation qui a signé la défaite du sens commun. Lire aussi : Isabelle Stengers. Philosophie activiste, récits spéculatifs et ouverture des possibles (C.I. n° 198) Civiliser la modernité, c’est s’affranchir de la scène fondatrice ruineuse (dont la matrice est socratique) d’une opposition entre la philosophie, le théoricien qui sait et l’opinion reléguée dans l’ignorance. C’est dès lors obtenir des scientifiques, des spécialistes qu’ils «  lient activement ce qu’ils savent et ce que leur savoir, pour être produit, a dû omettre  », bref, qu’ils ne disqualifient plus les «  ruminations  » du sens commun des citoyens. La tâche que Whitehead attribuait à la philosophie – «  souder le sens commun à l’imagination  », qu’Isabelle Stengers relance, que les activistes réalisent repose sur trois réquisits : 1° une vigilance à l’endroit des modes d’abstraction qui négligent des aspects de l’expérience et disqualifient les savoirs des citoyens, une résistance à l’arrogance des « experts », 2° une défiance entre le criticisme kantien qui borne, limite et juge aussi bien l’opinion que les scientifiques, 3° la construction d’un « nous » qui lutte contre le désastre tout en veillant à ne pas ressembler à l’ennemi, c’est-à-dire à ne pas réintroduire le tribunal d’une vérité…