Souvenir d'une journée parfaite


RÉSUMÉ

Tout commence par une visite au cimetière. L’auteure tente de retrouver le nom de son père parmi une forêt de vies disparues, sans y parvenir. Frappée par cette disparition, elle s’attache alors aux traces qui subsistent et à un nom en particulier : Mathias Khan (1945-1988).
Mathias Khan, Memento Mori : Souviens-toi que tu vas mourir. Conscient de sa mort imminente,  Mathias Khan retient le présent : il rejoint celle qu’il aime, profite d’une balade en forêt, essaie en quelques mots d’immortaliser la perfection d’un voyage vers la mer. Des souvenirs gravés dans un petit agenda, a present time book.
« Chaque déchirure est une histoire. » Faute de pouvoir saisir la dernière présence tangible d’un père, le récit s’engouffre dans l’existence d’un autre. Passé, présent, la vie, la mort : le dessin même explore ce mouvement que nul ne peut interrompre, imitant sa fugacité, ou déployant sa densité. Pour vaincre la disparition, Dominique Goblet fixe mille sensations qui donnent corps au souvenir : un ciel tumultueux, une pluie fine, la beauté d’une lumière automnale, la quiétude de la forêt, la rondeur et l’éclat réconfortant des châtaignes – le fruit des défunts –, l’harmonie d’un moteur et de deux êtres à l’unisson.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Dominique Goblet
Auteur et illustrateur de Souvenir d'une journée parfaite
Née en 1967 à Bruxelles, Dominique Goblet est un grand nom de cette nouvelle génération d’auteurs belges francophones. Ayant étudié l’illustration à l’Institut Saint-Luc (Bruxelles), elle participe, entre 1991 et 1995, à la création du groupe Frigoproduction (qui deviendra plus tard Fréon-Frémok) et commence à approcher la bande dessinée au travers de nombreux récits courts publiés dans diverses revues. Son premier livre, Portraits crachés, publié aux éditions Fréon, rassemblait récits et images parus dans les revues emblématiques du renouveau de la bande dessinée des années 90. Son premier long récit, Souvenir d’une journée parfaite, publié chez Fremok (FRMK), est paru en 2001.

En 2008, Faire semblant c’est mentir (L’Association), qui racontait son enfance et son rapport à ses parents, est nommé à Angoulême. Il reçoit la même année le Prix international de la Ville de Genève. En 2010, elle achève Chronographie (L’Association) qui recueille, depuis 2002, des portraits qu’elle fait de sa fille et que sa fille fait d’elle. Plus si entente (FRMK et Actes Sud BD), co-écrit avec Kai Pfeiffer, et L’amour dominical (FRMK), fruit d’un travail en duo avec Dominique Théate, viennent compléter son œuvre. Dominique Goblet est également plasticienne et expose régulièrement peintures et sculptures en Belgique et à l’étranger. Ses techniques mixtes, ses influences multiples, sont mises au service d’une écriture graphique unique. Preuve que l’autrice et illustratrice belge bénéficie de la reconnaissance de ses pairs au niveau international, Dominique Goblet a été désignée en 2019 présidente du jury du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême. Avant de recevoir le prix Atomium de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Dominique Goblet avait reçu, en novembre 2019, le Grand Prix Töpffer. Ce prix, décerné par le canton et la ville de Genève, récompense, chaque année, un artiste francophone pour l’ensemble de son œuvre.


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