il faut soigner les souvenirs du voir
ne pas lâcher les yeux
ne pas dormir de trop
je me dirais cela
si je pouvais m’entendre je dirais
j’ai souvenance de trains de paysages
avant l’embarcation
à bord du Train-Nuit
Wagon 73
cette immense masse
de ferraille et de cris
On ne sait ni où va le Train-Nuit, ni d’où il vient. Ce qui se passe dans les différents wagons, on l’ignore aussi. On sait seulement que c’est un train différent de tous les autres, qu’il traverse notre époque et que, à bord du wagon 73, un personnage, en prise avec sa propre folie et celle du monde, note ses pensées, écoute, entend, et nous parle de notre condition d’êtres humains, ici et maintenant. Entre Beckett et Michaux, Aurélien Dony signe un livre retentissant.
Auteur de Train-nuit
Intersectionnalisme, capitalisme de prédation, antispécisme… Les nouveaux termes ne manquent pas pour dire l’époque contemporaine, ses dérives et ses espoirs. Mais une autre voie que la conceptualisation est permise ; c’est celle qu’arpente Aurélien Dony, dont on connait les engagements, dans son dernier livre.J’ai cru comprendreque nous n’allions nulle part qu’on traverse l’époquedans une Nuit-TotaleVoilà en quatre vers tout l’argument de Train-Nuit qui, en oblique, par la métaphore filée, veut dire tout à la fois l’impuissance et la possibilité d’autre chose. Un autre chose qui ressemblerait à la non-puissance de Jacques Ellul, mais que Dony désigne prosaïquement. En parlant de cabanes,…
"Un beau livre, sobre, vif, qui rend tangibles les saisons et les heures. Les illustrations d’Anne Leloup devancent ou suivent le poème avec la force sereine des empreintes." Critique de Françoise Lison dans Le courrier de l’Escaut paru en octobre 1999. Extrait : "A force de se chercher de se trouver de se perdre de rouvrir le sentier des rencontres de déplorer les malentendus les impasses de célébrer les retrouvailles ils déboucheront dans la clarté sans fin" [Source : Le site des éditions…