Nos violences


RÉSUMÉ

Lou est une jeune manifestante passée “casseuse”. Les flics, elle leur fait la guerre, ce sont ses ennemis, des anonymes incarnant le pouvoir oppresseur honni. Mais lors d’une manifestation, elle se retrouve nez à nez avec un CRS qu’elle connaît, à savoir le voisin qu’elle croise régulièrement depuis l’enfance. Elle s’interroge : qu’est-ce qui finalement justifie, légitime, l’emploi de la violence ? Camp du bien versus camp du mal, est-ce aussi simple ? Un sujet brûlant – celui des violences policières et du lien distendu entre citoyens et forces de l’ordre – abordé ici sans manichéisme, par le truchement du regard et de la voix d’une jeune militante.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Marie Colot
Auteur de Nos violences
Née en 1981 en Belgique, j’ai passé mon enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et lire passionnément. Aujourd’hui autrice à plein temps, j’ai exercé auparavant le métier d’enseignante pour former des éducateurs spécialisés. Depuis dix ans, j’écris des romans pour les adolescents avec un plaisir sans cesse renouvelé. En 2020, Deux secondes en moins , roman à quatre mains, a été lauréat du Prix des Incorruptibles, du Prix Farniente et d’une dizaine d’autres prix tandis que Jusqu’ici tout va bien a reçu le Prix Victor. J’aime également créer des univers pour les plus jeunes, des romans illustrés tels que la série Le jour des premières fois ou Sa maison en carton (sélectionné pour le Prix des Incorruptibles 2021) et des albums. Mes livres sont notamment publiés chez Actes Sud Junior, Alice Jeunesse, Magnard, A pas de loups, Cot Cot Cot et les éditions Pourquoi Pas. Quand je n’ai pas le stylo fourré dans mes jolis carnets, je rencontre mes lecteurs dans les salons du livre, les médiathèques ou les écoles. Je rêve aussi à de prochaines histoires et j’écoute la petite voix des personnages qui surgissent. Et puis, je lis, je bois du thé dans une tasse à pois, j’observe les passants, je promène mon chien, je fais du yoga et mange de la crème brûlée. Lauréate d'une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Aide au projet, 2015 Lauréate d'une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Aide à la création, 2017 Lauréate d'une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse congé sabbatique, 2021


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Le nouveau roman de Marie Colot débute en pleine manifestation, à travers le regard de Lou, une jeune fille convertie en casseuse. Lou détruit les banques, les multinationales et l’ordre établi en s’attaquant aux CRS depuis qu’elle a perdu ses illusions devant un événement malheureux. Lorsqu’elle a en effet assisté impuissante au passage à tabac d’un couple de quinquagénaires inoffensifs par des policiers, la peur de la jeune femme s’est transformée en rage, une rage tellement puissante qu’elle est devenue casseuse pour tenir tout court.Lors de ses différentes interventions dans les manifestations, Lou s’est fait un allié, Yannis. Ils ne savent rien l’un de l’autre, si ce n’est qu’ils se sentent plus forts ensemble et qu’ils sont liés par leur…


AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:regard casseuse - "Nos violences"
stdClass Object ( [audiences] => Array ( [0] => 16283 ) [domains] => Array ( [0] => 9548 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Rose bonbon, noir goudron

Mélanie a quinze ans, et déjà une carapace contre la vie bien solide. Elle vit avec un père chômeur tyrannique, une mère effrayée, effacée. Ils la considèrent avec tellement d’indifférence…

Les couleurs du ghetto

Varsovie, octobre 1940. Le quartier dans lequel vit Misja, sa sœur et ses parents, est transformé, sous l’occupation nazie, en ghetto. Tous les Juifs de la ville et de ses environs y sont enfermés. Les maladies, la faim et les expulsions éliminent lentement mais sûrement la population. Misja, lui, refuse la situation, il ne veut pas se laisser emmener à l’abattoir comme un agneau… Avec quelquesLire la suite « Nous n’étions pas malades quand ils ont érigé le mur. Nous sommes tombés malades parce qu’ils ont érigé le mur. » (p. 14) 1940, Varsovie. Misja est un jeune Juif enfermé dans le ghetto avec sa famille. Au contraire de son père, médecin qui aide à l’intérieur des murs, Misja a soif de liberté et de résistance. Il prend l’habitude de sortir par les égouts, afin de ramener à manger pour sa famille. Jusqu’au jour où sa petite sœur, voulant l’imiter, ne revient jamais… Mais la rage de Misja refait surface. Il participe à l’insurrection de 1943 en compagnie de Mordechai Anielewicz. Si l’issue du combat contre les Allemands est un échec, la fin complètement ouverte du roman est laissée à l’interprétation du lecteur… Il y a les coups, le feu, la crasse, la maladie. Mais plus que tout, il y a la faim, presque un symbole de vie en soi face à la mort. Aline Sax opte pour un récit en « je » de Misja, qui s’attache à décrire en des mots précis le présent. Mieux vaut ne pas laisser place aux regrets pour survivre. Quant à l’espoir, Misja le prend en main, avec des hésitations (la disparition de la sœur) mais une volonté profonde au fil des ans : tout se passe comme si le héros n’avait pas le choix de la résistance, qu’elle s’imposait à lui. Sur ce texte court et choquant, la mise en page rajoute de la force. C’est un mot unique sur une page noire, c’est la mise en regard d’une page blanche truffée de propagande et d’une page noire très réaliste, etc. Les dessins sombres, des entrelacs de traits presque rageurs, composent des visages et des corps aigus, maigres. Régulièrement, le dessinateur se contente de mains ouvertes, de poings serrés. Si l’ouvrage se lit relativement vite, il hante longtemps… et frappe par son actualité, encore et toujours.…

Cassius

La collection « Litt’ » chez Albin Michel Jeunesse est assez intéressante dans la mesure où…