Trois personnes plus ou moins usées par la vie partent pour une performance de neuf heures à la recherche du neuf dans la ville. Avec les outils qu’on dit être à même de renouveler nos vies : des ordinateurs portables, un smartphone, une connexion internet.
Trois humains, pendant trois sessions, écrivent depuis la ville, connectés dans un même document. À distance de la Boutique maelstrÖm 414, qui reçoit et transmet en direct les écritures émises.
Version livre d’une per formance en trois épisodes d’impro-écriture, diffusée en mai 2015 sur le mur de la Boutique dans le cadre du fiEstival *9.
Auteur de Neuf.0 : neuf heures d'écriture connectée
Autrice de Neuf.0 : neuf heures d'écriture connectée
Né·e avant Internet, Aliette Griz a appris à se sédentariser à Bruxelles. Auteur·e pluridisciplinaire, iel écrit, calligraphie, met en voix, filme, et monte sons et images. L'écriture de blog lui a enseigné que ce qui surgit chaque jour et permet un sursaut, apporte des alibis collectifs. Le mot « engagement » est un #moteur. Auteur·e de livres à la frontière entre poésie et récit, iel a également réalisé un documentaire, « Ali&Aliette », présenté au Cinemamed en 2019. Fait partie de la collective des Quenouilles, qui explore des mots du dictionnaire chaque premier mercredi du mois en direct sur Radio Panik. Pendant dix ans, iel a piloté le #poesielab pour les Midis poésie à Bruxelles, avec la volonté de brouiller les frontières entre l’art considéré comme amateur et l’art professionnel. Anime sur demande des ateliers qui permettent à toustes de s'empouvoirer et sentir, écrire, dire, calligraphier la beauté qui nous entoure.
Une revue catholique au tournant du siècle : Durendal 1894-1919
À propos du livre (texte de l'Introduction) Lorsqu'on parcourt une histoire de la littérature belge de langue française, le chapitre consacré à cette époque particulièrement florissante, qui va de 1880 à la première guerre mondiale, frappe par l'éclosion soudaine de revues littéraires qui suivirent l'exemple de la Jeune Belgique. Dans la liste de ces revues plus ou moins éphémères, l'attention est attirée par la longévité surprenante de l'une d'elles, Durendal, revue catholique d'art et de littérature . Ce mensuel catholique parut pendant vingt ans, de 1894 à 1914, alors que la Jeune Belgique ne sortit de presse que durant seize années et que la Wallonie disparut au bout de sept ans. Quelle recette a donc permis à Durendal de garder si long-temps ses lecteurs? Et une seconde question vient à l'esprit : à quoi pouvait bien s'intéresser une revue littéraire catholique à un moment où la littérature catholique semble inexistante? Qui a fondé Durendal ? Quels étaient ses objectifs? Autant de questions sur lesquelles bien peu de critiques ou d'historiens littéraires se sont penchés. En faut-il davantage pour désirer examiner avec un peu d'attention cette revue et la sortir de l'oubli, comme ce fut fait autrefois pour la Jeune Belgique et la Wallonie ? C'est ce que nous allons essayer de faire : rechercher les origines de la revue, découvrir son but, analyser la manière dont elle l'atteignit et les raisons qui la maintinrent en vie au-delà de la durée moyenne d'existence des revues littéraires belges. Ce travail ne se veut pas exhaustif: beaucoup d'aspects devront malheureusement rester ignorés, principalement certains problèmes plus particulièrement artistiques qui sortent de nos compétences par leur caractère trop technique. Nous ne proposerons pas non plus, dans chaque chapitre, un relevé détaillé de tous les articles parus dans Durendal et traitant du sujet mais seulement les extraits les plus significatifs. La présentation typographique de la revue, son illustration de plus en plus abondante et le sommaire de chaque numéro ne nous paraissent pas mériter de longs développements. Il suffit de savoir qu'en 1894 chaque numéro comptait vingt pages, tandis que ce nombre…