Jean Cazot



À PROPOS DE L'AUTEUR
Marcel LEROY
Auteur de Jean Cazot
Sa vie : une école primaire coupée de services chez un fermier d'abord. Il avait huit ans. Il gardait les vaches, à cinq sous par jour... la nourriture.A douze ans, tout en gardant les vaches, il faisait des vers. Son instituteur le torturait jusqu'à lui faire avouer un mensonge : savoir qu'il avait copié les bouts rimés.A treize ans, il fut l'apprenti du carreleur espagnol dont il parle dans ses souvenirs, et, à quatorze ans, il fit connaissance avec le métier d'extracteur d'ardoises. Au bout de deux ans, on le coucha sur une table d'opération. Le docteur lui interdisait le fond, lui recommandait la lumière et... la bonne nourriture, choses qu'il n'avait guère pu apprécier jusque là.Il devint jardinier chez un particulier et se refit la santé. En 1927, sa famille émigra à Herbeumont à Bouillon. Marcel Leroy travailla à l'usine Camion jusqu'au jour où, se jugeant offensé dans sa dignité, il s'en alla... pour travailler comme piocheur sur les routes. À casser des cailloux. Il repris par après le chemin de l'usine et y demeura de 1932 à 1940. Il traversa la guerre. Marcel Leroy entre au bureau du Tourisme à Bouillon, d'abord dans un petit bureau à la Porte de France et ensuite au Château-fort où il vivra une vingtaine d'années, communicant avec les touristes et le passé de la forteresse.(D'après Camille Decker)A 22 ans, Marcel Leroy devient collaborateur à l'Avenir du Luxembourg et, en 1941, il publie son premier ouvrage, le récit de son exode De la Semois à la Gaume, viennent ensuite un nouveau roman régional Jean Cazot, des Croquis et Silhouettes et trois pièces dactylographiées : Marie, Les Sorcières de Sugny et Joseph et Némésis. Il occupe pendant tout un temps, la présidence de la section luxembourgeoise des Jeunes Ecrivains belges et se dépense sans compter pour que le Luxembourg sorte de son mutisme. Si, aujourd'hui, il existe, dans la province, un mouvement littéraire remarquable par sa densité et sa diversité, on le doit à Marcel Leroy et aussi à bien d'autres auxquels le Luxembourg ne témoigne guère de reconnaissance : Jean Boon, Camille Biver, Georges Bouillon, Pierre Nothomb, qui toutefois, était davantage un homme d'idées et de suggestions qu'un réalisateur. Ah, s'il n'avait pas eu, pour concrétiser ses intentions et ses projets, des auxiliaires d'un dévouement quasi inconditionnel.(D'après Joseph Delmelle)

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