J'ai perdu la partie




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Terre de brume : Le choix des élues (tome 2)

Dans ce deuxième tome de Brume , Le choix des élues , Héra et Intissar poursuivent leur quête d’une solution pour sauver leur monde entamée dans le Tome 1 , Le sanctuaire des Dieux . Héra et Intissar pénètrent à présent dans le cœur de la montagne et recherchent les Semeurs qui pourront, du moins le pensent-elles, les aider à lutter contre la Brume toxique qui détruit leur monde. En réalité, les Semeurs se trouvent être une société misogyne et xénophobe, société que nos héroïnes affronteront et qui leur apportera deux alliées primordiales rencontrées lorsqu’elles sont faites prisonnières. Ensemble, elles chercheront le chemin permettant de découvrir l’arme capable de vaincre la brume. Lire aussi : notre recension de  Terre de brume I, Le sanctuaire des dieux Ce second tome démarre tambour battant. Nous sommes littéralement happés par l’intrigue et Cindy Van Wilder n’épargne personne, ni ses personnages, ni ses lectrices et lecteurs. L’urgence est palpable dès les premières pages. La Brume prend place dans le corps blessé d’Intissar et se révèle plus maléfique et manipulatrice qu’auparavant. Elle est une des voix de ce livre. Au côté de la voix principale du duo Intissar et Héra, on retrouve celle d’un conteur faisant apparaitre en filigrane l’histoire du Dieux du feu Aïstos. Un personnage essentiel par la suite. Pour finir, on suit Saraï qui apporte une autre voix au périple de nos deux héroïnes.Cindy Van Wilder nous régale avec le dernier tome de ce diptyque. L’écriture est rapide et scande l’urgence de la situation, la survie de Mirar est en jeu. On retrouve, comme dans certains autres romans de l’autrice, l’idée de magie, mais aussi la mythologie (celle de Mirar) et le côté post-apocalyptique qui n’est pas sans rappeler l’urgence écologique face à laquelle nous nous trouvons nous-mêmes. Le duo Intissar/ Héra est beau : de jeunes femmes fortes, rebelles et prêtes à se faire entendre. En plus d’offrir un fabuleux diptyque de fantasy, la plume de Cindy Van Wilder est aussi inclusive et cela mérite d’être souligné. Ses écrits participent de la visibilité, de la tolérance, nécessaires aujourd’hui dans nos sociétés pour les minorités culturelles et de genre. Cindy Van Wilder parle donc d’«  empowerment  » des femmes, d’amours homosexuelles, de transgenres et par le biais de ses romans, sait se faire le reflet de la société telle qu’elle est. Hélène Théroux Héra et Intissar ont pénétré au cœur de la montagne dans l’espoir de trouver les Semeurs et de pouvoir les convaincre de se joindre à elles dans leur lutte contre la Brume. Mais dans la société qu’elles découvrent, être étrangères et être des femmes n’est pas un atout. Très vite, Héra et Intissar sont mises au cachot. Tandis qu’Intissar se bat contre la Brume qui consume son esprit depuis l’attaque de Scyll, Héra s’allie à deux autres prisonniers qui lui ont révélé…

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K-Gool®

Pierre HOFFELINCK , K-Gool® ,  Murmure des soirs, 255 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978-2-930657-87-5Que de « cagoules » dans l’Histoire : celle du bourreau, celle de l’Extrême-droite française des années 30 (« La Cagoule »), celle du terroriste ou du cambrioleur, mais jamais encore nous n’avions rencontré K-Gool® …Ce petit ® signifierait-il que l’auteur, qui a réservé le droit de ce nom, a fait un pari sur l’avenir de l’anticipation, de la pertinence et de la fonction de cet étrange objet dans un autre récit ?K-Gool®… est cet accessoire de « bonheur » que les terriens de son roman portent avec obligation et jouissance. Mais revenons au début : une colonie de terriens sur Mars n’a plus de nouvelles depuis de nombreux mois de la terre, la terre ne répond plus, c’est le temps du Grand Silence. Malgré la crainte et les réticences de la plupart des colons, un homme, qui fait ici parfaite figure de héros de la dernière chance, Samuel Rhodes, Sam , décide de faire le long voyage qui durera six mois pour rejoindre la Terre. Une pandémie, une  extinction nucléaire, un cataclysme sont peut-être la raison tragique de ce lancinant silence… Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil littéraire ni cinématographique.Le voyage est long, très long, six mois de solitude ; Sam Rhodes tente de s’entraîner physiquement mais il pense surtout à ce qu’ils étaient en train de construire sur Mars, à cette façon de prolonger l’humanité en l’ externalisant …L’atterrissage a enfin lieu… Mais ce qui frappe avant tout Sam Rhodes, c’est que tous, sans exception, et malgré le soleil radieux, avaient la tête enveloppée dans une pièce de tissu, comme les cambrioleurs des films policiers de son enfance, les traits dissimulés sous un bas nylon pour commettre leurs méfaits. C’étaient des masques intégraux qui, à l’exclusion d’une large ouverture pour la bouche et de deux petits trous pour le nez, recouvraient entièrement le visage, même les yeux.  (…) On pouvait même voir des enfants corpulents, des gorets gras prêts pour la broche, jouer à la balle en portant leur masque. Ou plutôt, ils faisaient semblant car, si le capitaine Rhodes reconnaissait bien les mouvements caractéristiques de ce genre d’exercice, il ne voyait aucune balle.  Julia, une jeune femme, tente de résister à sa façon à toutes ces tentations totalitaires réclamées par une population connectée au vide collectif.  Julia se bat pour sauver l’idée même de beauté et de tout ce qui fait le prix de l’humanité : l’art,  la conscience, le langage subtil… Entre Sam Rhodes et Julia, une histoire d’amour fondamental va naître, comme un Adam et Eve dans l’enfer virtuel. C’est l’homme et la femme dans le Wonderful world du cauchemar climatisé que nombre d’écrivains ont entrevu lors des siècles précédents, en ont aperçu et décrit les avatars avec une concrétude et une précision… qui empêche toujours les aveugles de voir.Julia, dans une confrontation avec Sam Rhodes sur le non-sens de cette déliquescence programmée, évoque tous les tenants et aboutissants de ce qu’elle connaît de l’Humanité, du langage, du Vide, du Réseau… «  L’originalité de notre temps, c’est que les mots appartiennent tous au Réseau, ce qui ouvre évidemment des perspectives. Cela permet… d’unifier le discours, dirais-je, le K-Gool®, finalement, ne change pas grand-chose. Il permet juste d’aller plus vite . » Pierre Hoffelinck a déjà publié plusieurs romans aux éditions Murmure des soirs et a montré son goût et sa dextérité narrative pour nous emmener dans des récits de l’ombre, du secret, du magique grâce à une langue tantôt baroque, tantôt fluide.Dans un univers éclairé par un lointain Jules Verne, un Philip K. Dick plus proche ou le français René Barjavel, Pierre Hoffelinck place les lectrices et les lecteurs dans un environnement littéraire marqué par l’anticipation, mais aussi ce qu’on pourrait appeler, depuis l’orwellien 1984 (alors marqué par le stalinisme) une littérature de la disparition linguistique, de la terreur langagière et de tout ce qui fait l’homme : le sens critique, le langage, sa capacité à nourrir des relations sociales conscientes et à ressentir des émotions dans des situations infinies.Car il s’agit de tout cela dans K-Gool®  et l’auteur sait mener avec talent ce grand récit d’aventure et de méditation sur la disparition du langage individuel passé sous les fourches caudines de la virtualité consumériste et de la pensée sommaire et réactionnelle : la première porte de l’Enfer. Daniel Simon Pourquoi la Terre ne répond-elle plus ? C’est pour découvrir la vérité que le capitaine Sam Rhodes entreprend un périlleux voyage de plusieurs millions de kilomètres à bord d’un vaisseau de fortune. La vérité... Quelques mots à griffonner au bas d’un rapport pour donner un sens à ce qui se passe. Rien de plus simple... Mais sur la Terre, que va retrouver Sam Rhodes ? Les mots ne sont plus le bien commun de tous les hommes. Ils ne courent plus librement de bouche en bouche. Toutes les vérités sont contrôlées. Pour accomplir sa mission, Sam devra déjouer les pièges d’un monde qu’il ne comprend plus, un monde soumis…