Francophonie vivante - 4 - 2013 - De la plume à la langue | Objectif plumes

Francophonie vivante - 4 - 2013 - De la plume à la langue

Sommaire

  • Billet
    Marie-Ange Bernard
  • De la langue à la plume
    Rose-Marie François
  • Le dit dans l’oreille de l’écrit
    Jacqueline De Clercq
  • Poésie orale et guerre de cent ans
    Dominique Lysse
  • La ville nous parle
    Henry Landroit

Langue

  • Le français du Québec, langue endogène?
    Jacques Goyens
  • Chronique langagière –Clés anglaises
    Robert Massart

Vie culturelle

  • Prix Art et Histoire
    Marie-Ange Bernard
  • 9 octobre 2013 à Namur
  • George Braque : Le peintre pense en formes et en couleurs.
    J’aime la règle qui corrige l’émotion
    Line Sommant

Lectures

  • La critique de Philippe Leuckx
  • Chant pour un corps déserté
    Claude Donnay
  • Sous la robe des saisons
    Philippe Mathy

Jacques Lefebvre a lu:

  • Frank Andriat : Les profs au feu et l’école au milieu
  • Michel Serre : Petite Poucette
  • Christian Vanrobays a lu:
  • Maurice Gillet : Le jean-foutre et la marie-salope
  • On a soufflé les 25 bougies du Non-Dit !
    Marie-Ange Bernard
  • A (s’)offrir : Quelques livres
  • Tables de 2013

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Une revue catholique au tournant du siècle : Durendal 1894-1919

À propos du livre (texte de l'Introduction) Lorsqu'on parcourt une histoire de la littérature belge de langue française, le chapitre consacré à cette époque particulièrement florissante, qui va de 1880 à la première guerre mondiale, frappe par l'éclosion soudaine de revues littéraires qui suivirent l'exemple de la Jeune Belgique. Dans la liste de ces revues plus ou moins éphémères, l'attention est attirée par la longévité surprenante de l'une d'elles, Durendal, revue catholique d'art et de littérature . Ce mensuel catholique parut pendant vingt ans, de 1894 à 1914, alors que la Jeune Belgique ne sortit de presse que durant seize années et que la Wallonie disparut au bout de sept ans. Quelle recette a donc permis à Durendal de garder si long-temps ses lecteurs? Et une seconde question vient à l'esprit : à quoi pouvait bien s'intéresser une revue littéraire catholique à un moment où la littérature catholique semble inexistante? Qui a fondé Durendal ? Quels étaient ses objectifs? Autant de questions sur lesquelles bien peu de critiques ou d'historiens littéraires se sont penchés. En faut-il davantage pour désirer examiner avec un peu d'attention cette revue et la sortir de l'oubli, comme ce fut fait autrefois pour la Jeune Belgique et la Wallonie ? C'est ce que nous allons essayer de faire : rechercher les origines de la revue, découvrir son but, analyser la manière dont elle l'atteignit et les raisons qui la maintinrent en vie au-delà de la durée moyenne d'existence des revues littéraires belges. Ce travail ne se veut pas exhaustif: beaucoup d'aspects devront malheureusement rester ignorés, principalement certains problèmes plus particulièrement artistiques qui sortent de nos compétences par leur caractère trop technique. Nous ne proposerons pas non plus, dans chaque chapitre, un relevé détaillé de tous les articles parus dans Durendal et traitant du sujet mais seulement les extraits les plus significatifs. La présentation typographique de la revue, son illustration de plus en plus abondante et le sommaire de chaque numéro ne nous paraissent pas mériter de longs développements. Il suffit de savoir qu'en 1894 chaque numéro comptait vingt pages, tandis que ce nombre…

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