Fou trop poli


RÉSUMÉ

Quelqu’un crache sur les fleurs ou pisse dessus mais les vénère. On entend rouler les camions et on regarde passer les avions. On propose une illusion, un roman peuplé non pas de perruches mais de perriches, foutrepoli! (Minuit)



À PROPOS DE L'AUTEUR
Eugène Savitzkaya
Auteur de Fou trop poli
Eugène Savitzkaya est né en 1955, à Liège. Il a publié très jeune des poèmes et des récits qui lui ont valu en Belgique et en France une reconnaissance précoce. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Il a reçu en Belgique en 1994 le Grand Prix triennal du roman pour Marin mon coeur. Lauréat d’une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse d'Appoint, 2021

AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:xfirstword - "Fou trop poli"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9548 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Contre tous chacaux*: A Tribute to Bob Morane**

Le ton est donné… que dis-je ?… uppercutté … dès la couverture ! Le titre Contre tous chacaux (écho au texte de la chanson L’aventurier , du groupe Indochine) est un programme en soi, en sus accompagné d’un « * » qui renvoie à une note de bas de page : «  Que les puristes ne montent pas sur leurs grands chevals !  ». Rebelotte avec le sous-titre et les auteurs : « ** » et « *** » pour «  Interdit aux moins de 60 ans sauf autorisation parentale  » et «  Et/ou inversement  ».Un hommage à Bob Morane, donc, mais irrévérencieux. Bref, une parodie de l’œuvre-phare d’Henri Vernes. Et comment s’en étonner au vu des pedigrees des auteurs ? Experts du court et du facétieux, le Français Roger Lahu et le Belge Éric Dejaeger ont œuvré avec humilité dans la microédition, la revue, l’humour au fil des décennies, zigzaguant entre leurs deux pays et divers éditeurs (Cactus inébranlable, Carnets du dessert de lune, etc.). Dans la préface d’un ouvrage de Dejaeger ( Élagage max… , Memor, 2001), Jacques Sternberg le définit comme «  un virtuose de l’ellipse, un rechercheur (…) de la chute finale, du choc imprévu (…) du gag brutal  ». De fait… Dès le départ, le second degré se déploie : Dites, commandant, on transporte quoi dans ce camion ? questionna Bill Ballantine sortant de la torpeur épaisse où le bruit rauque du moteur l’avait plongé depuis des heures.  Le lecteur retrouve l’apostrophe militaire adressée depuis toujours par le géant écossais à son ami français, le style surjoué des deux baroudeurs, mais aussi – et à ne jamais négliger, dans une hystérie du bon goût – une mise en appétit pour le mot, l’évasion, le mystère. Et, in fine, la subversion du tout. Comme dans la réponse de Morane : Une caisse d’ananas en sirop, trois caisses de couche-culotte premier âge à petites fronces antifuites, le reste ce sont des cartons vides.  Une subversion qui n’épargne pas nos héros, qui en prennent pour leur grade, avec ou sans galon. Bill :   Et merde ! J’avais un mot de plus de quatre lettres pour une fois [NDLR : ils jouent au scrabble] (…) Suis pas anthropophage, moi. Quoique… Suçoter le bout des seins de miss Ylang-Ylang…  Bob, sérieux mais maniaque, psychorigide, hypocrite : STOP, BILL ! OVER ! Dans nos aventures, il n’est jamais fait allusion à la chose !  La norme et sa distorsion. L’homme naturel et l’homme policé ? Les deux, surtout, nous sont révélés pour ce qu’ils sont : des pantins manipulés par leur géniteur, un auteur qu’ils jugent à la limite de la névrose, du sadisme. C’est qu’Henri Vernes n’a eu de cesse d’envoyer ses créatures aux quatre coins de la planète (déserts, banquise, jungles, mers, etc.) et même bien au-delà, perforant les limites de l’espace ou du temps. Ce dont rendent très bien compte les dizaines de textes inventés, des esquisses (de 2 à 4 pages) de versions alternatives à une série de romans mis en écho.Sans doute faut-il éprouver de la tendresse pour son sujet quand on se lance dans un tel détournement. Et Dejaeger/Lahu de nous rappeler, au détour d’une page, que nos héros ont pourchassé des dinosaures «  bien avant Spielberg et son Jurassic Park ». Ou de nous livrer un casting cinq étoiles, avec les méchants mythiques (Ming alias l’Ombre jaune, le docteur Xhatan, les dacoïts ou les homme-crapauds, etc.), les comparses de prédilection (le docte professeur Clairembart, que Bill estime obscur, etc.), les femmes fatales (Tania Orloff, miss Ylang-Ylang, Sophia Paramount).   Contre tous chacaux ne se limite pas à une pochade de potaches mais relève de l’expérimentation littéraire. Comme en peinture, avant de déformer une réalité, de l’interpréter, il faut en maîtriser les codes. Roger Lahu et Éric Dejaeger entrechoquent donc un arc-en-ciel de degrés et d’ingrédients : mise en situation de menaces et de péripéties, création accélérée de décors, mise en évidence de contenus occultés, jusqu’à des interventions hors champ de l’éditeur, du deux ex machina Henri Vernes ou des auteurs farceurs, des placements de produits rémunérateurs, etc., la parodie des uns s’accompagnant d’une (ô salutaire en ces temps maussades !) autodérision généralisée. Philippe Remy-Wilkin P.S. : Pour rester dans la tonalité des textes lus, j’ai failli élire comme titre de cet article un grivois Les semeurs de foutre , voire oser un irrespectueux Deux petits singes , si pas un pathétique Les contrebandiers de la tomme (suggéré par la situation alpine de la maison d’édition), avant de croiser…

Un été dans la combe

Quelque part entre Argonne et Champagne, un vagabond s'installe…

Histoire d’Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un)

Paul rencontre pour la première fois sa tante Alice à l'enterrement de sa mère. Il découvre alors le parcours hors du commun de cette femme attachante qui, au fil des ses mariages, veuvages et rencontres, va découvrir les choses de la vie : l'amour, le sexe, les relations avec autrui, la perte et la…