Fleurs de civilisation


RÉSUMÉ

Fleurs de civilisation s’attaque à un problème psychologique dense : l’analyse du poignant combat que soutient une femme-artiste pour se dégager des soucis que lui imposent les lois naturelles et se consacrer tout entière à son art, à une époque où l’on considère généralement qu’une femme ne peut avoir de talent et que, si elle devient artiste, elle perd nécessairement sa nature de femme.

La femme perd-elle sa féminité lorsqu’elle devient artiste ? Probablement pas, mais ce qui est sûr, c’est que les préjugés et les convenances sociales lui imposent énormément de sacrifices surtout lorsque la femme est déchirée entre son art et l’amour.





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Karoo

« Ensemble, défendons notre héritage littéraire », propose la maison d’édition Névrosée, qui se donne pour intention de mettre en lumière des femmes de lettres oubliées par l’Histoire, des autrices dont le statut de femme a empêché la reconnaissance qu’elles méritaient. Fleurs de civilisation, publié pour la première fois en 1901, peut être considéré en miroir avec une situation que Marguerite Van de Wiele connaissait bien : celle des femmes artistes à l’aube du XXe siècle.

Le reflet d’une époque
Fleurs de civilisation raconte l’histoire d’une peintre talentueuse et reconnue, Rosiane Meyse, qui tombe soudainement et passionnément amoureuse d’un homme marié. On le sait dès la quatrième de couverture : « Rosiane choisira l’art. »…


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Christine VAN ACKER , Le peuple d’ici-bas. Christine Brisset, une femme ordinaire , Esperluète, 2022, 208 p., 22 € , ISBN : 9782359841602Si l’on vous demande de citer le nom d’une personne qui s’est illustrée dans la lutte contre la misère et pour l’accès au logement dans l’immédiat après-guerre, il est fort probable que le nom de l’Abbé Pierre vous viendra en premier à l’esprit, du moins s’il vous en vous vient un. Certainement pas celui de Christine Brisset. Sans doute de quoi illustrer l’adage qui veut qu’une femme se cache souvent derrière l’homme célèbre… Et pourtant, pendant plus de quarante ans, cette pionnière de l’action sociale a multiplié les initiatives novatrices dont celle du squat et de la construction collective de logements. Établie à Angers, mariée à un riche industriel, elle n’a eu de cesse de rompre avec les codes sociaux liés à son rang et de se poser en première ligne des combats pour le logement alors que la France, au sortir de la guerre, se démenait pour la reprise économique. Séjournant à Angers, Christine Van Acker a découvert fortuitement le nom de cette héroïne dont un square porte le nom. Elle a entamé des recherches, accédant aux archives précieusement conservées qui rassemblent 2.000 documents dont elle a pris connaissance et auxquels elle ne cesse de faire référence pour fonder son approche et nous permettre, comme elle, de nous immerger concrètement dans la vie de cette femme tout à la fois ordinaire et hors du commun. Ce faisant, elle offre un éclairage rare sur l’archivisme, ce métier de l’ombre dont bien des écrivains nourrissent leur travail, qui leur permet une immersion sans filtre ni intermédiaire aucun, par-delà les décennies qui les séparent des faits.Avec Le peuple d’ici-bas , nous nous laissons glisser dans l’action quotidienne de Christine Brisset, sa dénonciation de la misère dont on ne parle pas, des enfants qui meurent faute de toit et de soins, de la promiscuité des familles nombreuses qui vivent dans une pièce ou deux, sans eau, ni électricité ni chauffage. Femme de verbe (elle a produit une multitude d’appels écrits), elle passe avant tout à l’action, s’exposant toujours en première ligne, et ne lâche prise que lorsque qu’une solution est trouvée, légale ou non. Et de s’impliquer corps et âme dans les chantiers de construction de logements nouveaux aux côtés de ceux et celles auxquels le projet des maisons Castors offre la possibilité d’accéder à la propriété dans une démarche collective. Ces initiatives  malmènent d’évidence les habitudes et les représentations sociales et se heurtent aussi à la rigidité administrative. Et les occupations d’immeubles ajoutent aux tensions. Ce qui lui vaut tout au long de son parcours de se retrouver devant les tribunaux, de payer des amendes, de faire de la prison pour occupation illégale ou non-respect des procédures urbanistiques. Sa détermination sans faille, inconditionnelle et inlassable ne laisse personne indifférent, suscitant l’adhésion ou le rejet.Nous en rendant compte avec minutie, Christine Van Acker ne cache pas à quel point sa recherche, qui a duré plusieurs années, l’a bouleversée comme autrice : elle partage avec nous cette rencontre et ce qu’elle a suscité en elle de plus intime. Cette résonance l’amène à évoquer d’autres actions, actuelles celles-ci, qui concernent l’accueil citoyen des réfugiés ou l’occupation des ZAD (qui conduisent aussi leurs acteurs devant la justice) dont elle est également proche. Aussi ce livre, s’il dresse le portrait d’une pionnière de l’action sociale qui n’a eu de cesse d’interpeller ses semblables, porte-t-il des interrogations fondamentales qui franchissent allègrement les décennies, offrant un hommage dont la sincérité et la justesse forcent le respect.     Thierry…

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