Écriture première


RÉSUMÉ

Dans la foulée d’un précédent ouvrage intitulé Art Poems publié en 2018 dans la même collection, ce recueil est composé de brèves suites consacrées à la création picturale, depuis l’art pariétal jusqu’à la création la plus contemporaine, que ce soit à travers les oeuvres de Mark Tobey, de Lee Ufan, de Gerhard Richter ou encore d’Evi Keller.

La poésie de Stéphane Lambert demeure parole d’ouverture et plus particulièrement encore lorsqu’il s’attarde à la création picturale appréhendée comme avènement d’un événement.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Stéphane Lambert
Auteur de Écriture première
Né le 17 octobre 1974, Stéphane Lambert a un master en langues et littératures romanes à l'Université Libre de Bruxelles. En 1998, après des études de lettres, il a animé à Bruxelles des rencontres littéraires qui sont devenues un livre d’entretiens avec 17 auteurs belges et français (Amélie Nothomb, Olivier Rolin, René de Ceccatty…). Il a été très actif dans le domaine du livre et de la littérature en Belgique en tant qu’éditeur : en 1999, il a dirigé le lancement d’une collection de livres de poche (Ancrage) et en 2001, il a cofondé le Grand Miroir, une collection de littérature contemporaine. Il a collaboré régulièrement à la presse écrite entre 2000 et 2013, où il réalisait principalement des portraits d’acteurs et d’actrices, et il a été responsable de la programmation francophone à Passa Porta, la maison internationale des littératures à Bruxelles... En tant qu’écrivain, il a reçu différentes bourses d’écriture et de résidence d’auteur (Rome, Berlin, Vilnius, Winterthur, Paris), a été deux fois primé par l’Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique (prix Lucien Malpertuis, prix Franz De Wever). Il a enseigné à l’Université Charles à Prague. En 2007,  il a dirigé brièvement la Maison du spectacle - La Bellone à Bruxelles. Il se partage entre la nécessité d’enracinement et le besoin d’être ailleurs. A travers son travail d’écriture, Stéphane Lambert cherche à atteindre le mot à l’origine de la matière (matière impalpable qui fonde l’expérience), outrepasser le trop connu pour capter l’insaisissable. Selon lui, il n’existe pas de métier d’écriture, il n’y a que des livres nécessaires à extraire de leur nuit. Dans cette avancée nébuleuse et sans fin, l’écrivain taille dans sa chair pour en sortir des phrases, et taille dans ses phrases pour les réduire peu à peu en cendres flamboyantes. Marqué par l’art, et des courants comme le symbolisme, Stéphane Lambert livre dans ses textes un combat avec l’obscurité, alliée à l’angoisse, qui sans cesse menace de tout anéantir. C’est dans ce vertigineux interstice (cette presque mort, ce bord de folie) que son écriture creuse, non pas sa tombe, mais un gisement d’énergie. Stéphane Lambert est l’auteur de plusieurs récits et romans, de nouvelles et de documents. Il se consacre aussi à l’écriture de textes sur des artistes et des écrivains. Lauréat d’une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Bourse de création 2020


NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Après une œuvre déjà abondante et diverse, Stéphane Lambert revient à la poésie, cette fois dans un volume élégant publié à La Lettre volée. Un recueil important, Écriture première, tout en discrétion mais explicite dans sa simplicité, en apparence peut-être, langagière sans doute, et pourtant complexe d’inspiration. Celle-ci est clairement avouée si on distingue dans le texte différentes sections titrées, soit en dédicace à des artistes ou à leurs manifestations, à l’exclusion de tout résumé, soit en manière de possible lecture ou interprétation. Il faut en tout cas compter avec la vraie documentation en appui à un choix en connaissance certaine. Comme dans ses autres publications, essais et certains romans, Stéphane Lambert est…


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Verhaeren.Un poète pour l’Europe

Poète majeur, dramaturge original, critique d’art intuitif et pénétrant, Émile Verhaeren est l’une des grandes figures de notre histoire, de notre culture. L’une des plus chères, qui a marqué notre sensibilité de son souffle, son lyrisme, sa force, sa ferveur.Chacun de nous garde en mémoire tels vers, telles proses aux accents personnels ; évoque son souvenir en se promenant dans les doux paysages des rives de l’Escaut qu’il a tant chantés.Mais ce qu’on ne soupçonne pas toujours, c’est le rayonnement de son œuvre et de sa personnalité, célèbres dès la fin des années 1890, et avec plus d’éclat encore entre 1900 et 1910, dans l’Europe entière et jusqu’en Russie. Sa foi dans le vieux continent, son aspiration à une Europe unie, exemplaire (« L’Europe est une forge où se frappe l’idée »). C’est cette dimension que met en lumière l’exposition Émile Verhaeren. Un poète pour l’Europe , qui fait les beaux jours du musée Verhaeren à Saint-Amand, son village natal, jusqu’au 27 novembre, date anniversaire de la mort accidentelle du poète, le 27 novembre 1916, dans la gare de Rouen. À travers des tableaux (magnifiques portraits par Georges Tribout, Léon Spilliaert, Louis Hayet…). Des livres rares, entre tous un exemplaire unique du recueil Les tendresses premières , illustré par Spilliaert, exposé pour la première fois. Des éditions originales. Des recueils illustrés par Théo Van Rysselberghe, Fernand Khnopff, Odilon Redon, Henri Ramah… Des revues, des photographies, des lettres de Rodin, Marinetti, Stefan Zweig, Rilke (particulièrement belle)…Un précieux catalogue retrace la courbe d’une vie, les étapes d’une œuvre.Grand voyageur jamais rassasié d’horizons nouveaux, porté par une curiosité ardente, un enthousiasme fougueux, Verhaeren s’est fait passeur de mouvements littéraires et artistiques ; tribun d’une Europe fraternelle et radieuse. Célébrant les technologies nouvelles, sans taire les méfaits d’une industrialisation brutale dans le monde agricole. Croyant en l’avenir avec une générosité, un optimisme indéfectibles, qui irradient dans Les visages de la vie (1899), La multiple splendeur (1906).Dès le milieu des années 1880 (il a à peine trente ans), il rencontre à Paris Joris-Karl Huysmans, Mallarmé, André Gide, Francis Vielé-Griffin, Jean Moréas… Se lie avec Stefan Zweig, Rainer Maria Rilke.Mais il se passionne aussi pour Les esthétiques modernes (titre d’une de ses conférences). Suit de près Les XX , puis La Libre Esthétique , groupe d’artistes belges incarnant l’avant-garde face aux salons officiels. 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Dresse dans son sillage, pareillement aux prises avec les éléments hostiles, Les pêcheurs « noirs du noir tourment ». Les cordiers . Le fossoyeur . Le meunier  : « Il effrayait par le silence / Dont il avait, sans bruit / Tissé son existence ». Le sonneur qui « Jette, à pleins glas, sa crainte et sa démence ». Le forgeron qui « Martèle, à grands coups pleins, les lames / Immenses de la patience et du silence ».Nous fait sentir La pluie « Fine et dense, comme la suie », La neige  : « Le gel descend, au fond des os / Et la misère, au fond des clos, / La neige et la misère, au fond des âmes ». Le vent  : « Sur la bruyère longue infiniment, / Voici le vent cornant Novembre ». Les meules qui brûlent …« J’ai recherché dans Les villages illusoires , expliquait Verhaeren, cité par Christian Berg dans sa postface, à créer des symboles non pas avec des héros, mais avec des gens tout simples et ordinaires. […] L’intervention de la nature me fournit le moyen d’illimiter sur le plan de l’imagination maîtresse ces humbles vies. »En cette année du centenaire de la mort du poète paraissent des éditions bilingues (français-néerlandais) qu’on est heureux de saluer.Le poète Stefaan van den Bremt, qui a livré récemment la première traduction intégrale de la trilogie Les heures ( Tuin van de liefde ), signe aujourd’hui, sous le titre Dorpen van zinsbedrog , la traduction complète des Villages illusoires , illustrée des gravures d’Henri Ramah. Se tenant au plus près du texte, il en restitue fidèlement le ton, la respiration, les couleurs vives ou sombres.L’anthologie Émile Verhaeren Veerman ( Émile Verhaeren Passeur d’eau ) propose un vaste…

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