Dans la maison un grand cerf



PRIX
  Prix triennal de la prose de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 2019-2021

À PROPOS DE L'AUTEUR
Caroline Lamarche
Auteur de Dans la maison un grand cerf
Née à Liège en 1955, Caroline Lamarche  entre en littérature par un recueil de nouvelles J’ai cent ans, réédité au Serpent à plumes en 1999. Mais c’est avec Le Jour du chienpublié aux éditions de Minuit en 1996, qu’elle obtient le prix Rossel et la reconnaissance de la critique et du public. Ce roman qui se présente comme une suite de variations sur le thème du chien errant le long d’une autoroute, campe d’emblée l’univers de l’auteur : Nous évoluions sur un fond si noir que la vie ne nous laissait que le choix des couleurs. Souvent chez elle, l’écriture est le signe d’un conflit intérieur puissant, marqué par une ambiance destructrice. Ainsi dans deux romans sadomasochistes : La nuit l’après-midi (Minuit 1998) et Carnets d’une soumise de province (Gallimard 2004). Le rapport à la sexualité comme au sacrifice, au sacré et à la chasteté constitue un thème dominant de l’œuvre : tenir le désir à distance comme un chien dressé… Une œuvre, on l’aura compris, où se mêlent autobiographie et force créatrice, l’art et l’écriture constituant un rempart contre l’autodestruction : Il faut écrire comme on plante sa lame dans un corps détesté avec une détermination telle que le sang nous épargne. Une œuvre qui comprend dix romans parmi lesquels : L’OursLettres du pays froidKarl et LolaLa BarbièreLa Chienne de Naha (salué par la une du Monde des Livres), Mira et La Mémoire de l’air, monologue guidé par l’étrange beauté d’un rêve, publiés chez Gallimard et aux Impressions nouvelles. Caroline Lamarche est également l’auteur de recueils de poésie et de pièces radiophoniques pour la RTBF et France Culture.

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Il est difficile de s’arracher au ton mineur qui prélude au dernier récit de Caroline Lamarche, Dans la maison un grand cerf. Dès le départ, le battement irrité du sang, le sifflement dans les oreilles vient oblitérer l’écoute. Pourtant elle a lieu l’écoute tout intime et si particulière du père qui, en contraste avec le bruit de la conversation à la table familiale, poursuit son marmonnement discret. Déjà cet environnement envahissant et le brouhaha général font comme une censure et évoquent la violence, que ce soit celle de la meute, des chasseurs, de l’amour même qui lui aussi peut forcer. Mais Lamarche dira tout de l’amour éternel des filles pour leur père, quoi qu’il en aille de ses aléas. Il aurait été et serait encore un antidote…


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