Cour des miracles



À PROPOS DE L'AUTEUR
Yvon Givert
Auteur de Cour des miracles
Auteur de nombreuses pièces de théâtre, de recueils de poèmes, de livres de nouvelles et de romans, Yvon Givert poursuit un travail qui semble se jouer des distinctions entre les genres littéraires traditionnels. Mieux, son écriture se reconnaît aisément à un ton personnel qui lui donne sa singularité et reste la griffe du talent original. Bien que les thèmes abordés dès ses premiers écrits se trouvent habilement orchestrés dans ses dernières oeuvres, sa particularité est de n'attacher d'importance qu'au dernier livre publié, et plus encore, à celui qui va suivre et fait l'objet de tous ses soins de créateur.Relativement méconnue, l'oeuvre d'Yvon Givert ne se complaît pas dans le refus du public. Ni hermétique, ni confidentielle, sûrement pas élitiste, elle s'ouvre aux préoccupations majeures de notre époque. Elle souffre malheureusement d'une mauvaise diffusion en librairie, en quoi elle apparaît bien poétique et bien belge.Né à Quaregnon - Borinage - en 1926, Yvon Givert fréquente l'Athénée Royal de Mons, dont les couloirs sont peut-être hantés par les fantômes de Fernand Dumont, d'Achille Chavée et de Charles Plisnier. Il y obtient son diplôme d'humanités avant de commencer des études de médecine qu'il abandonnera pour raisons de santé.Devenu fonctionnaire, il écrit d'abord pour le théâtre (sa pièce, Adieu, Léokadia, jouée au Rideau de Bruxelles, lui vaudra le Prix Herman Closson 83) et pour la radio.Plus tard, il publie ses premiers poèmes, régulièrement distingués par des prix littéraires, dont le prix Plisnier et celui de la Chambrée de poésie belge contemporaine. Il décède en 2005.

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Le tas de pierres

Lui, Christophe, a publié, il y a un an seulement, La disparition de la chasse , aux éditions Quidam , une comédie sociale satirique et acide dans le monde entrepreneurial.  Elle, Aurélie William,  multiplie les activités artistiques autour notamment du dessin sur tissu, de la broderie et de l’écriture. Elle a sorti une quinzaine d’ouvrages chez différents éditeurs comme Prédictions , Sisyphe, les joies du couple ou encore Le verre à moitié vide , chez Atrabile où paraît prochainement La vie intelligente . Citons également Le festin des morts , au Tétras Lyre, avec Caroline Lamarche  [1] . Lire aussi : « Aurélie William Levaux : rencontre avec une tisseuse d’images » Lui, Christophe, est le premier narrateur du roman Le tas de pierres , et donne d’emblée le ton à travers une écriture moderne. Elle, Aurélie, lui emboîte le pas, avec une belle fluidité, sans qu’il y ait de réelle cassure entre les deux voix du livre qui alterneront jusqu’au point final. Double narration, duo plus que duel de voix qui apportent un rythme particulier au texte, une sorte d’harmonie à travers l’écrit.Un livre à quatre mains, d’un genre un peu particulier puisqu’il associe un frère et une sœur bien réel.le.s, à tel point que leurs confidences semblent tirées en ligne directe de leur journal intime respectif. Deux regards sur une réalité identique : l’enfance, la famille, les parents ainsi qu’une série de scènes magnifiquement campées : les cabanes du grand-oncle, les jeux à poil, les camps du Patro, les groupes de branlette, les séances de partage ou de catéchisme, le festival de fanfares, etc. Ce va-et-vient dans leurs souvenirs provoque une série de coq-à-l’âne aussi plaisants que surprenants, dans des phrases à la syntaxe reconstruite ou déconstruite, avec beaucoup d’inversions et de répétitions, proche de l’oralité. Cela donne un roman de formation dans lequel deux enfants se forgent, à travers leurs rêves et leurs craintes, une éducation en parallèle de celle inculquée par leurs parents, nourrie quant à elle de principes et de religiosité. C’est néanmoins quand survient la catastrophe que le livre prend sa vraie dimension, nous amenant à découvrir «  la profonde ingratitude de la vie », autour d’un innocent petit tas de pierres. Michel Torrekens Pour en savoir plus sur le travail d’Aurélie William Levaux, on vous renvoie à son site perso. Aurélie William Levaux est née dans la campagne belge en 1981, un an avant Christophe Levaux qui, lui, verra le jour dans la capitale européenne, ce qui, quoiqu’ayant reçu la même éducation, fera toute la différence de leurs parcours. Aurélie gardera toujours un petit esprit de paysanne, la révolte mal formulée du pauvre et celle de la femme en quête de justice tandis que Christophe se développera de façon plus intelligente, ambitieuse et pragmatique. Auteure, dessinatrice et plasticienne instable, Aurélie travaille d’une façon obsessionnelle et bordélique, publie des romans graphiques, expose des espèces de broderies, travaille en collaboration avec ses divers maris tandis que Christophe se destine à une carrière universitaire bien dans les clous qui le mène finalement tout droit vers une crise de la quarantaine à l’âge de 27 ans puis, à l’écriture et la publication d’un premier roman lamentatif un rien grincheux qui sera à tort compris comme une sorte de pamphlet postmoderne. Leurs divergences enterrées, Aurélie et Christophe décident d’écrire ensemble parce que, quand même, ils se disent, ils se comprennent bien, et la famille, c’est pas rien. Et que ce serait quand même rigolo d’écrire à deux mains — ou à quatre mains plutôt, comme leur ferait remarquer un éditeur, pas L’Association chez qui ils publient ensemble leurs  Journaux intimes d’adolescence depuis 2017,  ni…