Caillasses


RÉSUMÉ

Caillasses, c’est un Big Bang existentiel, une poésie à la criée, un battement de coeur. Avec son premier recueil de poèmes, Joëlle Sambi tisse une étoffe. Elle assure la protection des vivants et le passage des mots. Une plume affilée, aussi profonde et pleine que la forêt équatoriale. Tel un manifeste poético-politique, elle y déploie les cicatrices d’un corps-âme mâtiné de violences raciales, sexistes et homophobes. Sa langue se pare de mille éclairs afin de partager les raisins mûrs de la colère.

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Caillasses est un recueil de 35 poèmes sortis des tripes de Joëlle Sambi. C’est l’affirmation de l’identité de l’artiste, un regard forcé sur l’Histoire et ses répercussions, ainsi qu’un appel à la tolérance.

35 poèmes composent ce recueil synonyme de poing levé. « Je ne peux concevoir l’art en dehors d’un ancrage politique, je le pratique et l’accompagne donc toujours d’une réflexion qui m’amène à douter de tout, à déconstruire constamment, à creuser de nouveaux idéaux et à chercher le lieu de l’apaisement. La paix est un luxe, il n’y a pas d’accalmie.» a clarifié la poétesse dans l’avant-propos.

L’ouvrage pourrait s’écouter, il est substitut d’un micro. Joëlle Sambi vient du slam mais de ce dernier à la…


Le Carnet et les Instants

Sur la frontière entre Bruxelles et Kinshasa, entre l’oralité et le geste écrit, entre poétique sauvage et politique militante, Joëlle Sambi se tient, dressant une scène nomade, électrique où, portés par un vœu performatif, les mots font lever des corps. C’est de l’intérieur des oppressions séculaires, du creux d’une Histoire de sang et d’humiliations dans laquelle la Belgique et l’Occident ont plongé le Congo que les poèmes, les slams, les nouvelles, les créations radiophoniques de Joëlle Sambi s’arrachent. Au fil de trois rounds poétiques, scandés par des trouées de lingala, les registres de la colère, de la déclaration de guerre à la guerre, d’un cri collectif, d’un érotisme lesbien sont explorés. Sous la forme de l’explosion, d’une…


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Haute voltige d’une présence sans nom

C’est qu’il faut être un peu funambule, donc un peu poète soi-même, pour s’aventurer dans les altitudes où nous entraîne le dernier recueil de Pierre Schroven qui poursuit, avec persévérance, sa quête, intime et universelle, du mystère du vivant. Un même questionnement qui traverse la dizaine de recueils publiés à ce jour et qui confirme la cohérence d’une œuvre tout entière tournée vers la luminosité du sensible à explorer. Si la thématique reste identique, le poète attaque ici l’ascension par le versant nord, le côté sans doute le moins éclairé, le plus ombrageux de la montagne de questions qui affluent. Comment nommer cette présence au monde qui semble si évidente ? Comment dépasser cette insistance à être si ce n’est par les mots ? Mais ceux-ci suffisent-ils ? Sont-ils les pitons essentiels à notre progression vers la hauteur seule « aimée des oiseaux » ? En s’interrogeant sur le sens de la langue elle-même, le poète déstabilise un peu plus le lecteur qui se sait en équilibre précaire sur le fil ténu de sa propre assurance. En élevant le regard vers une autre lucidité, bien au-dessus du grand cirque de la fête humaine, l’auteur parvient à saisir le moment où le voile infime se lève sur un autre type de joie. L’immanence de la nature et du sensible se révèlent dès lors que le corps trouve, dans cette nouvelle effervescence, un nouvel équilibre. Une stabilité fluide et aérienne qui rappellerait les gestes gracieux du danseur. L’effort d’une vie est de l’affirmer De réunir en elle toutes les perfections du monde En étant enfin pleinement Le corps mouvementé que nous sommes             ce vent de folie Posant en équilibre sur la grille d’un jardin Dont la parole ferme les yeux de la certitude La langue dénuée d’artifices, dénudée, voire ici déniée, participe de cette économie de moyens qui permet au poète de toucher à cette «  dansité  » du sensible à laquelle fait référence le philosophe Marcel Paquet dans une préface à un précédent recueil de Pierre Schroven, intitulé justement Dans ce qui nous danse (l’Arbre à paroles, 2011). Chez le poète, le corps n’est pas en mouvement mais mouvementé, comme le soleil ne danse pas mais est dansé. Les vers semblent suffire à ne pas trop en dire. Ils se contentent de traquer les traces invisibles d’une transe ancestrale comme les tableaux d’un menuet vivant que chaque instant vécu, chaque lumière perçue peut révéler à qui sait voir et entendre sans forcément chercher à les nommer ou les hiérarchiser. Autant se taire si c’est pour répéter à perte de voix ce qu’on a vu et entendu Voilà la prise de risque qu’ose le poète ! Déchiffrer, dans l’épure ou le pigment d’une toile, dans les imperceptibles anfractuosités de la paroi à gravir, le feu et l’infinie étendue d’une vie vécue.C’est qu’il faut être un peu trapéziste, donc aussi un peu philosophe, pour voltiger…

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