Anne-Sophie Devriese


PRÉSENTATION
Mon gène de révoltée a muté vers l’hypokhâgne. J'ai préféré les lettres modernes et suis partie en Espagne rédiger un mémoire divergeant sur les ogres et les géants dans les contes. J’étais déjà lestée à l’imaginaire mais j’ignorais encore à quel point. Après une escale à Jersey, je suis partie en week-end en Belgique où je suis restée. J’y ai rencontré mon prince charmant et nous vivons heureux dans une maison pleine de passerelles et de portes où nos 4 nains foutent un joyeux bordel. Dès que je peux dérober un moment, j'écris des histoires qui se terminent bien. Je suis éclectique, engagée, j'explore par la fiction des thématiques contemporaines qui me tiennent à cœur car le prisme de la fantasy offre une dimension intemporelle, une liberté de ton, des échappées symboliques d'une infinie richesse. Son premier roman, Biotanistes, parle de sorcières (sans magie), de renversement des genres, questionne la mémoire, la transmission, l'impact de celles qui fabriquent l'histoire et clame une profonde inquiétude pour l’environnement.

BIBLIOGRAPHIE


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Discriminations liées au genre, écocide, manipulations du pouvoir et de l’information, importance de la mémoire et de la transmission : l’énumération des thèmes brassés dans ce premier roman peut faire peur. Pourtant, avec Biotanistes, Anne-Sophie Devriese évite l’écueil d’une littérature donneuse de leçons. Mieux : elle signe un roman-univers dont le lecteur met du temps à revenir même si, paradoxalement peut-être, il nous ramène sans cesse au présent.

Un fléau a décimé la planète. Les arbres, les animaux et les rivières ne sont plus que de lointains souvenirs et les survivants ont trouvé refuge dans des cités, en plein désert. Les individus mâles que le fléau a épargnés sont réduits au rang d’esclaves…