Résultats de recherche pour “Frédéric SOETE” 1 à 30 (62)

Haïkus de l'hospi

La maladie n'arrêtera pas la poésie!Atteint d'un mal incurable, l'auteur observe par le petit bout de la lorgnette le quotidien de l'hôpital où il réside en séjour de…

Les voyelles d'Arthur

Mélange de formes et de possibilités, les «Voyelles d'Arthur» enfantent des mots sages et des mots sauvages, de Treblinka jusqu'au pied du mur de Huy. Ces voyelles sonores…

PluriELLES, Femmes de la diaspora africaine

Portraits : le mot appartient à la fois au monde de la photographie et à celui du récit. Ce livre le montre d’excellente manière et l’on s’étonne qu’il n’ait pas été écrit plus tôt, tant il est le reflet d’une urgence et d’une nécessité : celles de montrer les parcours exemplaires de femmes d’origine africaine résidant en Belgique dans lesquels peuvent se re-connaître les jeunes générations. Vingt femmes qui font la Belgique d’aujourd’hui, une Belgique cosmopolite, mondialisée dans le bon sens du terme. Outre Véronique Vercheval dont la pertinence et l’excellence du travail photographique ne sont plus à souligner, un groupe de neuf écrivains ont traduit la parole de ces vingt femmes en autant de récits qui retracent leur parcours, leurs origines, leurs expériences, leurs désillusions, leurs succès. Le tout avec beaucoup de sensibilité et de sincérité. Ces neuf écrivains, Janine Decant, Agathe Gosse, Francis Hardy, Jacinthe Mazzocchetti, Raphaële Noël, Marie-Claire Philippe, Claire Ruwet, Frédéric Soete et Marie-France Versailles participent à la table d’écriture de Marche-en-Famenne et ont déjà publié à divers titres.Ce projet est né de la volonté de Marie-Pierre Nyatanyi Biyiha, responsable de l’asbl Djaïli Mbock, de poser une autre parole sur les réalités migratoires, celles des femmes en particulier. Cette envie entrait en résonnance avec les travaux de recherche et les engagements littéraires de Jacinthe Mazzocchetti, anthropologue et écrivain.Engagées en politique ou dans le monde associatif, artistes, avocates, chefs d’entreprise, intellectuelles, sportives…, ces femmes, aux origines et aux parcours de vie très diversifiés [1] , témoignent à la fois des difficultés vécues ainsi que de leurs réussites et satisfactions, tout en indiquant le chemin qui reste à parcourir. Il ressort de ces histoires de vie une réflexion sur la reconnaissance sociale et la réussite. Comme il est précisé dans la préface de Jacinthe Mazzocchetti et Marie-Pierre Nyatanyi Biyiha, « elles combinent, dans leur histoire, expériences de disqualification sociale et luttes pour se frayer un chemin à l’encontre de la condition migrante (la perte, les écarts culturels, la non-reconnaissance des capacités et des compétences…), de la condition noire et des hiérarchies de genre (niches ethniques au niveau de l’emploi, préjugés…) ».Congolaises (en majorité), Rwandaises, Camerounaise, Gabonaise, Zambienne, Burundaise, Ghanéenne, Burkinabé, Malienne, Nigériane et… Belges, souvent métisses, elles éclairent d’exemples concrets liés à leur enfance, leur vie affective et familiale, leur formation, leur entrée dans la vie active ces parcours méconnus qui sont pourtant ceux de citoyennes impliquées dans la société belge d’aujourd’hui. Leurs apports dans l’économie, la politique, le débat citoyen, les avancées sociétales sont tout sauf négligeables. À ces situations concrètes, elles ajoutent leurs opinions et analyses personnelles. De par l’exemplarité de leurs vécus, ces femmes deviennent – sans l’avoir nécessairement voulu – des modèles pour les jeunes dits de deuxième ou troisième générations, nés Belges pour la plupart, métisses culturels en mal de points de repère et de référents auxquels s’identifier. De sorte que l’on puisse espérer que plus jamais une petite fille ne demande à sa maman, comme c’est le cas dans un de ces témoignages : «  Maman, pour être institutrice, est-ce que je dois d’abord devenir blanche ?  », n’ayant pour sa part jamais eu d’enseignante noire ! Par leur réussite dans la société belge ou sur la scène internationale, elles montrent qu’il est possible de trouver sa place chez nous, certes au prix d’efforts qu’elles ne minimisent pas, car elles ne se nourrissent ni de naïveté, ni d’angélisme, ni de défaitisme. Elles pensent en particulier à leurs enfants encore confrontés de nos jours aux discriminations et au racisme ordinaire. Souvent, parce qu’elles sont noires de peau, on leur demande encore d’où elles viennent alors qu’elles sont de Schaerbeek, Turnhout, Louvain, Saint-Josse-ten-Noode ou Mons… Elles veulent, pour leurs enfants, déconstruire les stéréotypes et clichés auxquels le quotidien a pu les confronter, les dénoncer et les combattre. En ce sens, leur message, car il s’agit bien d’un message, s’adresse aussi à chaque citoyen.L’ouvrage se termine par un chapitre plus analytique qui permet de recontextualiser ces récits biographiques par des rappels historiques et démographiques sur les migrations subsahariennes dans le monde et en Belgique, la place qu’y occupent les femmes, les assignations et non-reconnaissances, les questions de genre et de racisme, les métissages culturels qui disent le monde d’aujourd’hui, etc. Précisons pour terminer qu’une exposition itinérante avec les photographies de Véronique Vercheval accompagne la diffusion de ce livre et en amplifie le message. Michel Torrekens [1] Ces vingt femmes sont Wendy Bachy, Godelieve Bonnet, Clémentine Faïk-Nzuji Madiya, Monique Fodderie, Cécile Kayirebwa, Joëlle Kapompole, Éliane Kengo, Gisèle Mandaila, Hortense Massakwe, Isabelle Mbore, Bwalya Mwali, Colette Njomgang Fonkeu, Annette Ntignoi, Rebecca Ntunguka, Mie-Jeanne Nyanga Lumbala,…

Exploration du langage de la bande dessinée. Rencontre avec Thierry Van Hasselt

Thierry Van Hasselt est auteur de bande dessinée, plasticien, scénographe,…

L'enfance unique

Jean-Pierre Verheggen a bien raison d’être enthousiaste à la lecture de ce « roman », L’enfance unique , dans sa Lettre-préface adressée à Frédéric Saenen.Non,…

La corne de brume

Ce receuil apparaît comme une sorte de testament poétique. Un espoir l'emporte sur l'énigme de la mort. En même temps, le doux royaume de la terre est présent en toute…

Le Martyre d’un supporter

Quand il publie Le martyre d’un supporter en 1928 à la Renaissance du Livre, Maurice Carême n’a pas encore trente ans et il est loin d’être le poète…

Borabord

Il avait fait un costume comme il l’entendait. Mais ce n’était pas le point de vue du client. Le costume est resté, le client s’en est allé et avec lui, le salaire du mois. Cette nouvelle a…

La poésie francophone de Belgique | Tome III (1903-1926)

À propos du livre (texte de l'avant-propos) Le premier tome de cette anthologie comportait…

Cœurs mis à nu. Seize siècles d'écriture du moi

Édition établie par Marc Lobet À propos du livre Jacques Crickillon définit un jour Marcel Lobet…

Le forain

Dans le jargon policier, la fraude à la TVA est appelée “carrousel”. C’est ce qui a poussé Max, le commissaire de la brigade financière de Lille, à surnommer “le Forain” un escroc qu’il…

Jours de famine et de détresse

On doit à Charles Péguy d’avoir été parmi les premiers à opérer un distinguo entre la  pauvreté  et la  misère . Il expliquait ainsi dans  L’Argent …

Le comique économique

Les dessins ( à vocation comique ) qui se trouvent ici rassemblés, ont d'abord été publiés, pour l'égayer, dans un supplément hebdomadaire du journal Le Soir…

La fin des bourgeois

Peut-on tirer quelque chose d’un livre plein de fiel ? Faut-il le lire malgré son fond misogyne et ses théories antisémites ? Ce sont les questions que  Karoo…

Pour en finir avec la poésie dite minimaliste

Riche rentrée pour Jan Baetens dont deux ouvrages viennent de paraître. Et s’ils traitent tout deux de poésie, c’est…

Ne sautez pas !

Mathias van Rosten, le personnage central de Ne sautez pas ! , est âgé d’une trentaine d’années, vit à Bruxelles avec sa compagne Elisa, infirmière, a un frère Raphaël.…

Les métamorphoses de Spirou. Le dynamisme d’une série de bande dessinée

Il était grand temps que le célèbre groom noir jaune rouge acquière ses lettres de noblesse et rejoigne le panthéon des personnages les plus glosés du Neuvième art belge – aux côtés de Tintin, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe ou encore Lucky Luke… Voilà qui est chose faite grâce au somptueux recueil collectif Les métamorphoses de Spirou (papier glacé, nombreuse illustrations en couleur savamment agencées, etc.). L’intérêt du personnage de Spirou ne repose pas que sur son pedigree. Dans un chapitre inaugural captivant et à partir d’une seule planche, Dick Tomasovic décortique – avec le brio de Marey et Muybridge pour le galop d’un cheval – la dynamique du toujours bondissant, plongeant, cascadant, échappant, bifurquant Spirou.Spirou le bien nommé – car en wallon, le mot signifie « écureuil », le saviez-vous ? – est en effet le personnage en 2D le plus animé qui soit. Sa caractéristique principale est cette insaisissable fluidité qui fait de lui «  un absolu du mouvement  » (D. Tomasovic). En témoigne sa première apparition sous la plume de Rob Vel, le 21 avril 1938, en couverture du premier numéro du Journal de Spirou . Au moyen d’une habile mise en abîme, le dessinateur y narrait en sept cases la genèse de sa créature de papier, qui s’échappe de la toile sur laquelle il vient d’être griffonné pour prendre immédiatement vie et vivacité.La mobilité de Spirou n’est pas que visuelle car, au contraire de Tintin qui eut pour créateur unique Hergé (compte non tenu des ses innombrables parodies), le fringant rouquin connut de multiples avatars sous la plume d’héritiers successifs, parmi lesquels on compte notamment Jijé, Franquin, Greg, Jidéhem, Roba, Fournier, Nic et Cauvin. À chaque génération son Spirou donc (et bien entendu son Fantasio, son Champignac, son Zorglub, son marsupilami). Sans doute un attachement particulier peut-il se marquer pour « l’héritage franquinien », dans lequel nombre de puristes verront l’aboutissement de la série (lire à ce propos l’excellente étude qu’Erwin Dejasse livre au sujet de l’album le plus déjanté, Panade à Champignac ). Le but de l’ouvrage n’est pourtant pas de juger des qualités des différents repreneurs, mais bien de saisir l’évolution d’une figure qui, quel que soit le trait qu’on lui a donné, séduit à chaque coup son lectorat et l’emporte dans ses folles aventures. L’article de Gert Meesters sur les évolutions stylistiques de la série, depuis sa création jusqu’au travail contemporain de Munuera et Morvan, est à cet égard des plus instructifs.Composé d’articles généraux puis de focus – sur la préhistoire de Spirou, l’art de Jijé, le Franquin dialoguiste, une comparaison avec Lagaffe, le portrait fouillé de Zorglub, les pastiches –, ce livre constitue une référence incontournable, qui fera pousser aux fans comme aux…

Comme des mouches

Gwen et Leila, les deux jeunes femmes que l’on retrouve au pub irlandais O’Neils, leur camp de base, sont des amies inséparables. Pour l’heure, Gwen tente de rendre…

Les jardins dérisoires

J’ai vu des chiens dans le quartier de Lozenets XX , mais ils ne sont pas en laisse. Allongés sur le trottoir ou rôdant dans les bois environnant…

Scénario et réalisation, modes d'emploi ?

Deux enseignants de cinéma , deux cinéastes, deux scénaristes, deux passionnés de cinéma belge. Il n'en fallait pas…

Rimbaud Révolution

Avec ce nouveau livre, Frédéric Thomas, docteur en sciences politiques, poursuit son exploration de la trajectoire politique rimbaldienne. L’homme est loin d’en être à son coup d’essai puisqu’on…

Conrad Detrez, l’

Le premier quart de l’essai que José Domingues de Almeida consacre à Conrad Detrez fera naître chez le lecteur le sentiment d’une urgence :…

Légendes, intrigues et médisances autour des « archidupes » Charlotte de Saxe-Cobourg-Gotha, princesse de Belgique Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche Récits historique et fictionnel

Dans la brève histoire (moins de deux siècles) de la famille royale belge, les noms qui suscitent encore aujourd’hui le plus de controverses sont ceux de Léopold II et Léopold III, respectivement associés aux mains coupées du Congo ou à la main serrée d’Hitler. L’attention des hagiographes s’est aussi davantage concentrée sur les mâles couronnés, pour saisir les états d’âme de Léopold Ier à régner sur un peuple de «  petits esprits  », pour forger le mythe du « Roi- Chevalier  » Albert Ier ou pour magnifier le doux sourire du «  binamé  » Baudouin. Il fallait une tragédie pour que soit sacralisée la Reine Astrid ou encore les qualités du dévouement ou du bon goût artistique, pour que prenne consistance la Reine Élisabeth… Mais à côté de ces figures forcément majeures et monopolistiques se ramifie tout un embranchement généalogique qui s’avère passionnant à explorer, où s’entrecroisent la grande et la petite histoire. Ainsi du couple atypique formé par la princesse belge Charlotte de Saxe-Cobourg-Gotha et l’archiduc autrichien Maximilien de Habsbourg. Si ces deux-là suscitèrent une littérature pléthorique – explicable par la fascination que leur trajectoire exerce ainsi que par l’intérêt des psychanalystes envers la composante de folie qui la caractérise – ils ont désormais trouvé en l’universitaire André Bénit leur meilleur raconteur .Il fallait en effet, pour traiter de leurs destinées commune et individuelles, un spécialiste des rapports entre histoire et fiction. Rien de surprenant dès lors à trouver, en exergue du volumineux ouvrage qu’il consacre à ce duo que l’on se plut à surnommer «  les archidupes  », pas moins de trois citations de Pierre Mertens, toutes extraites du roman Une paix royale , dont celle-ci : «  Il appartient aux grandes nations d’écrire l’Histoire. Il revient aux petites de conter, çà et là, quelques fables dont la morale est secrète, autant que si elle s’était cachée longtemps derrière une porte  ».Porté par une telle conviction, André Bénit déploie en alternance, dans chaque chapitre, la narration historique des faits et gestes, via les témoignages de contemporains, qu’il fait ensuite entrer en résonance avec leur écho fictionnel, pour aboutir à un moment de « réflexion » plus personnelle et métadiscursive, qui propose la synthèse des deux dimensions précédentes au libre examen du lecteur. Remarquable application d’une pensée dialectique, qui épouse et résout les complexités inhérentes à l’intelligence d’un propos éminemment complexe à débrouiller.Les écrivain(e)s Horace Van Offel, Robert Goffin, Marthe Bibesco, Juliette Benzoni ou Patrick Roegiers, les dramaturges Maurice Rostand ou Michèle Fabien, la poétesse Liliane Wouters, la Comtesse Hélène de Reinach Foussemagne, les historien(ne)s Alain Decaux, Michel de Grèce, Patrick Weber, Laurence Van Ypersele ou Dominique Paoli… Il suffit de consulter la bibliographie de l’ouvrage pour se rendre à l’évidence : ils et elles furent légion à s’emparer de la dramaturgie passionnelle qu’incarnèrent les mythiques «  Max et Charlotte  » et à tenter d’apporter leur éclairage sur les inépuisables questions qu’énumère Bénit en introduction : Qui était le père biologique de Maximilien ? Le mariage de Maximilien et de Charlotte fut-il d’amour ou d’intérêt ? Les époux eurent-ils une descendance ? Leur mariage fut-il seulement consommé ? Maximilien était-il homosexuel ou avait-il contracté une maladie vénérienne au Brésil ? Charlotte était-elle stérile ou trop étroite ? Eurent-ils, l’un et l’autre, des aventures extraconjugales ? Charlotte fut-elle empoisonnée au Mexique ? Que se passa-t-il réellement lors de ses entrevues avec Napoléon III en août 1866 et avec le Pape Pie IX le mois suivant ? De quand datent ses premiers troubles mentaux et quels en seraient les stimuli ? Quel fut le traitement qui lui fut infligé par la Cour de Vienne au cours de son séjour à Miramar, d’octobre 1866 à juillet 1867 ? Quels motifs, affectifs et/ou financiers, poussèrent son frère, le roi Léopold II, à la rapatrier en Belgique après l’exécution de son mari ? Maximilien fut-il victime d’une trahison à Queretaro ou organisa-t-il lui-même sa reddition ? Son comportement fut-il lâche ou chevaleresque après son arrestation par les hommes de Benito Juarez ? Charlotte était-elle vraiment folle ou feignait-elle la démence ?… André Bénit a conscience d’évoluer en permanence sur une très délicate ligne de crête, celle qui sépare la rigueur de la suggestivité, la vérité historique de la fiction romanesque – voire du mensonge. Son impeccable méthodologie critique nous convainc au final que les racontars, les médisances, le pathos surajouté, les interprétations les plus fumeuses, font partie intégrante de la réalité vécue par les personnages, et sont à la fois germe et fruit de chacun de leur acte, de chacune de leur parole. Un autre écrivain est convoqué pour étayer cet alliage irréfragable du réel et de l’imaginaire, et c’est Laurent Binet, qui constatait dans HHhH  que : «  pour que quoi que ce soit pénètre dans la mémoire, il faut d’abord le transformer en littérature. C’est moche mais c’est comme ça  ».Outre par son sujet, qui réexplore une facette troublante de notre passé national, le travail d’André…

La littérature aux marges (2) Neel Doff, la postérité douloureuse

Pour ce deuxième épisode de notre série d’articles consacrés aux autrices marginales 1 ,…

La littérature aux marges (2) Neel Doff, la postérité douloureuse

Pour ce deuxième épisode de notre série d’articles consacrés aux autrices marginales 1 ,…