Lisières

RÉSUMÉ

Dans le vaste répertoire des contes populaires, les petites filles sont nombreuses à arpenter les sentiers des forêts. Par choix ou par obligation, elles y trouvent la plupart du temps matière à grandir, à s’initier à la vie, à mesurer les pièges d’un monde parfois cruel par les épreuves qu’il impose à ceux – et surtout à celles – qui veulent s’épanouir. Daniela Ginevro rappelle ici, à sa manière, cinq contes mettant en jeu des fillettes aux prises avec d’autres personnages emblématiques qui hantent les sous-bois. Il ne s’agit ni de réécriture, ni d’adaptation, ni encore moins d’actualisation. Juste une envie de les revisiter, en tout ou partie, en essayant d’adopter le regard des jeunes lecteurs auxquels elle s’adresse. Des textes à lire juste pour soi ou à haute voix pour les partager avec d’autres. Des textes à discuter aussi, à compléter, à réécrire sous d’autres points de vue…

Dans ce recueil :
– Le petit chaperon rouge
– Hansel et Gretel
– Les souliers rouges
– Vassilissa
– Boucle d’or

À PROPOS DE L'AUTRICE
Daniela Ginevro

Autrice de Lisières

Après des études en philologie romane (littérature et linguistique), Daniela Ginevro a poursuivi son parcours à la Kleine Academie (école supérieure et internationale pour un théâtre de création). Elle exerce aujourd'hui les professions de metteuse en scène, auteure et enseignante. Elle a entre autres écrit et mis en scène Les Thébaines, pièce qui sera sélectionnée pour la "Scène ouverte à la jeune création" au Théâtre de la Vie à Bruxelles en 2006. En 2009, elle rejoint le Théâtre de la Guimbarde, compagnie de théâtre jeune public,  pour lequel elle écrit et met en scène La petite évasion. Créée fin 2011, la pièce est reprise au Théâtre des Doms dans le cadre du festival Off d'Avignon 2013. La même année, elle crée son premier spectacle pour tout-petits, Etc. Ses pièces Lux et Nox (2011) et Ou/Est (2017) ont été sélectionnées et publiées aux éditions Lansman dans la collection La scène aux ados. Elle anime de nombreux ateliers théâtre. La trace d'une de ses aventures dans le cadre de l'opération "Art à l'école" avec le EKLA est relatée dans Art, petite enfance, etc. (publié en coédition chez Lansman). En 2016, elle devient la quatrième lauréate du prix Annick Lansman avec sa pièce Respire. Texte qu’elle met en scène pour le Théâtre de la Guimbarde (Huy 2018). En 2018, elle devient artiste associée au Théâtre de la Guimbarde et met en scène Respire pour la Compagnie. Son texte Alba sera le support d’une petite forme théâtrale qui voyagera dans les classes de maternelle (2021). En 2022, son dernier texte Au-dedans la forêt, fait l’objet d’une immersion sonore dirigée par Camille Sansterre. En 2023, elle devient la septième lauréate du prix Annick Lansman avec son texte Au-dedans la forêt. Sa dernière mise en scène Lisières est un spectacle pour la jeunesse sans paroles.
NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Dans Lisières, Daniela Ginevro revisite cinq contes populaires : Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel, Les chaussons rouges, Vassilissa-la-très-belle et Boucle d’or. Ces célèbres histoires mettent en scène des petites filles des forêts à qui l’autrice dédicace son texte. Qui sont-elles ? Leurs noms nous sont familiers : le petit chaperon rouge, Gretel, la petite fille aux souliers rouges, Vassilissa, Boucle d’or… Mais il y en a tant d’autres.Dans ces cinq histoires, ces jeunes enfants reprennent leur destin en mains. Ces cinq héroïnes se débarrassent de leur carcan et s’affirment, pour la plupart, face à leurs pairs et aux êtres qui peuplent les forêts.…


AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:texte forêt - "Lisières"
stdClass Object ( [audiences] => Array ( [0] => 16280 ) [domains] => Array ( [0] => 9930 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Dominique toute seule

L’héroïne de cette histoire, Dominique, est une jeune femme sans emploi…

La magicienne

Saskia vit dans un village noyé de brume, au pied du volcan Oga. Les villageois y mènent une vie dure et vivent principalement grâce aux ressources de la forêt qui les entoure. La jeune fille va y faire la rencontre d'une petite créature, d'apparence enfantine, l'esprit de la Forêt. Cette rencontre va bouleverser son destin et celui de tous les villageois. Un récit poétique et métaphorique, mystérieux et envoûtant, qui parle de la Nature, de sa magie. À travers une histoire où les hommes se confrontent à des esprits de la nature, il est question de notre lien à notre environnement, des forces qui s’y déchaînent, des messages que la Nature nous envoie et que l'on peine à entendre. Saskia vit dans un village noyé de brume, au pied du volcan Oga. Les villageois y mènent une vie dure et vivent principalement grâce aux ressources de la forêt qui les entoure. La jeune fille va y faire la rencontre d'une petite créature, d'apparence enfantine, l'esprit de la Forêt. Cette rencontre va bouleverser son destin et celui de tous les villageois. Un récit poétique et métaphorique, mystérieux et envoûtant, qui parle de la Nature, de sa magie. À travers une histoire où les hommes se confrontent à des esprits de la nature, il est question de notre lien à notre environnement, des forces qui s’y déchaînent, des messages que la Nature nous envoie et que l'on peine à entendre.Saskia vit dans un village noyé de brume, au pied du volcan Oga. Les villageois y mènent une vie dure et vivent principalement grâce aux ressources de la forêt qui les entoure. La jeune fille va y faire la rencontre d'une petite créature, d'apparence enfantine, l'esprit de la Forêt. Cette rencontre va bouleverser son destin et celui de tous les villageois. Un récit poétique et métaphorique Lire la suiteL’histoire se passe dans un petit village, blotti au cœur de la nature. Les villageois trouvent un esprit de la forêt, le capturent et cherchent à en tirer profit. La vengeance de la magicienne est terrible : les villageois sont changés en cochons. Seule Saskia reste humaine et va tenter de délivrer ses proches de la malédiction lancée par la magicienne. Ce conte regorge de références et de symboliques. Dès les premières pages, le fantastique apparaît et la magie décrite plonge immédiatement le lecteur au cœur d’un univers étrange et attirant. Puis, l’histoire évolue et fait naître plusieurs émotions : on ne peut que s’apitoyer sur le sort de l’Esprit de la forêt, comprendre les réactions de la magicienne et être dans le doute, comme Saskia. Il est rare de voir des contes où la frontière entre le mal et le bien est ténue et c’est ici le cas : les hommes ont en effet mal agi mais leur punition semble trop sévère. Aussi, au fil des rebondissements, les références à d’autres univers pleuvent : les cochons de Circé, les miettes du Petit Poucet, la pomme de Blanche-Neige… tout un riche univers de magie qui vient fortifier l’histoire de la magicienne. Enfin, le dénouement, captivant et riche en suspense, se savoure avec grand plaisir. Cet album aux illustrations pleines de détails et aux pages riches en textes propose une lecture qui invite à la fois à la rêverie et à la réflexion : une jolie alliance pour faire profiter petits et grands lecteurs.…

Une seconde, papillon !

Deux petits livres de poésie pour la jeunesse viennent de paraitre aux éditions Rue du monde. Le premier, Une seconde, papillon ! , est écrit à quatre mains par deux poètes de la même famille, Pierre Coran et son fils Carl Norac . C’est un événement, puisqu’il s’agit pour eux d’une première expérience collective d’écriture partagée. Habités par une inspiration commune, ils captent la poésie dans chaque instant de la vie véritable et essentielle. Puissamment positifs, les poèmes évoquent le temps qui passe, le hasard, la réalité, l’enfance, le rêve. Au fil des pages, s’écrit un dialogue unique et poétique entre un père et son fils, une transmission de ce qu’il faut regarder intensément et rêveusement pour appréhender le visible : Mon père m’apprit que le mot « futur » n’est pas une simple annonce. Pas à pas, il commence avant qu’on le prononce. Les secondes s’écoulent, les rêvent s’enfuient après la nuit, tout est une question de toucher au plus près ce qui a déjà disparu, de saisir la magie des moments et de les étirer, grâce aux pouvoirs de la poésie, au-delà de leur simple durée : Est-il saugrenu, incongru, impromptu, superflu de tenter, sans relâche, de retrouver pour nous, rien que pour nous, où qu’il se cache, le temps perdu ? Traversant des pays de légendes, leur poésie ralentit les gens pressés, immobilise les aiguilles des horloges. Illustré par six images très colorées et vivaces de Cécile Gambini, le recueil est habité par des hiboux, des oiseaux rouges et des papillons roulant à vélo dans un ciel de constellations et de voies lactées. Ce qui vole est suspendu dans les filets de leur langage poétique. On lit ces poèmes comme des petits talismans pour accompagner les enfants dans la nuit ou pour bien commencer la journée, «  pour qu’elle chante encore  ». Cette forme à quatre mains rappelle que «  La poésie naît toujours d’un croisement de regards, d’un détail posé différemment dans un paysage ou d’une pensée aussi fugitive et concrète que le pas de la danseuse. On nommera comme on veut cet instant où, à son tour, l’instant vous traverse  » ( Carl Norac, La poésie pour adultes et enfants : le grand écart? , Midis de la poésie éditions, 2020 ). L’alliage de ces deux paroles fait que rien ne s’achève, tout se prolonge comme les trois points de suspension que l’on trace à la fin de nos phrases pour profiter plus longuement de la vie qui «  est un château de neige  ».Le second livre, Poèmes cueillis dans la forêt de vos yeux  est une proposition de la poétesse Françoise Lison-Leroy qui a appris à lire dans les yeux des enfants. S’en suit une quarantaine de courts poèmes avec comme titre le prénom d’un enfant. Tels des haïkus, les textes sont de brefs portraits révélant une palette large d’émotions : la colère, la peur, la perte d’un être cher, le secret, le besoin de protection, la disparition. Les yeux, miroirs de l’âme, disent ce qui est généralement silencié. Le talent de Françoise Lison-Leroy est d’écrire cet indicible, de le traduire en courts poèmes car «  certains mots savent se faire pommade  ». La nature est le décor de ces mondes oculaires. Y vibrent un ruisseau, des champs, deux éclairs bleus, des abeilles, des libellules, des chevaux, des hérons cendrés et des lérots. ToutEs co-habitent et invitent les Inès, Joël, Valère, Ellen à trouver leur place. Chaque écrit est une possible rencontre, un moment de joie ou de tristesse, une manière lumineuse de s’évader. Par les mots, l’espoir est de mise pour «  dompter  » le monde qui nous entoure et ressentir les cœurs des enfants qui battent fort.Léo   Chemin…