Auteur de Le petit lutin noir
Romancier et Compositeur/soundesigner, j'écris des contes pour enfant.
Lauréat d'une Bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Aide au projet, 2019Auteur de Le petit lutin noir
Après des études de réalisation à l’INSAS, Jean-Luc Goossens a tourné trois courts métrages et une vingtaine de films de commande, comme auteur-réalisateur, puis s’est spécialisé dans l’écriture, pour le cinéma et la télévision.
Au cinéma, il a écrit le scénario et les dialogues du film d'animation ASTERIX ET LES VIKINGS (2006), réalisé par Stefan Fjeldmark et Jesper Möller et produit par M6 Studio, d’après l’œuvre de René Goscinny et Albert Uderzo. Il est intervenu comme consultant sur l'écriture de plusieurs longs métrages (BON PLAN de Jérôme Lévy, produit par Vertigo, TORPEDO de Mathieu Donck, produit par K2/KStar...), et a co-écrit le film de Frédéric Sojcher, REGARDE-MOI, produit par Prima Vista.
A la télévision, il a scénarisé une quinzaine de comédies unitaires pour les différentes chaînes françaises, dont LE DIVIN ENFANT (avec Lambert Wilson, prix du meilleur scénario au festival de St Tropez 2001), PIERRE ET FARID (coécrit avec Gabrielle Borile), SI J’ETAIS ELLE (avec Thierry Lhermitte et Hélène de Fougerolles) ou encore la trilogie JE HAIS LES ENFANTS, JE HAIS LES PARENTS et JE HAIS LES VACANCES (avec Stéphane Freiss, Carole Richert et Daniel Prévost). Et plus récemment SIMPLE, d'après le roman de Marie-Aude Murail, A DIX MINUTES DES NATURISTES (trophée du Film Français 2012), ou LETTRE A FRANCE (avec Julie Ferrier et Catherine Jacob, d'après un scénario de Fanny Herrero et Benjamin Dupas). Six scénarios ont été tournés par Stéphane Clavier, d'autres par Lorenzo Gabriele, Michel Favart, Didier Bivel, Patrick Volson, Didier Albert, Arnaud Mercadier, Régis Musset et Ivan Calbérac.
Pour la RTBF, il a écrit la série MELTING POT CAFE, trois saisons comportant au total 18 épisodes de 52’, et la série ESPRITS DE FAMILLE, 10 épisodes de 52' (avec la collaboration de Charlotte Joulia, Sophia Périé, François Bierry et Xavier Vairé pour les quatre derniers épisodes). Jean-Luc Goossens a aussi scénarisé une série de programmes courts (LES EXPERTS BXL - saisons 1 et 2) pour l'antenne et internet. Ces séries belges ont été réalisées par Jean-Marc Vervoort, et produites par Catherine Burniaux.
Il a également écrit 500 capsules documentaires (PETITS BOUTS D'HISTOIRE), une cinquantaines de capsules radio pour Vivacité (MELTING POT CAFE LE JUKE BOX saisons 1 et 2), un livre de littérature jeunesse (LE PETIT LUTIN NOIR, coécrit avec Philippe Malempré, illustré par Rosinski), des paroles de chanson (album-concept THORGAL, d'après la BD de Rosinski et Van Hamme), et tout récemment une pièce de théâtre, LE DIVIN ENFANT, adaptée de son scénario du même nom.
Attentif aux combats menés par les scénaristes, Jean-Luc Goossens est également membre de l'ASA.
Il donne également cours à l'IAD dans le cadre du Master Cinéma Ecriture, où il anime un atelier pratique sur l'écriture de séries télévisées, et où il supervise des travaux de fin d'études.
Vent d’hiver : Petites histoires pour réchauffer les jours froids
Quelle que soit sa rigueur, on le trouve toujours trop long, trop froid, trop déprimant. L’hiver suscite peu notre enthousiasme : on peste lorsqu’il s’installe et on ne le célèbre que quand il disparaît. On tente même de le chasser à coup de carnavals, de le mater à force de proverbes, c’est dire ! La neige et ses jolis flocons n’emportent pas notre adhésion non plus. Certes, on s’en réjoui durant une séance de luge, elle intrigue par son atmosphère magiquement ouatée, on la contemple bien au chaud derrière une fenêtre, mais elle nous hérisse sous les pneus, nous désole en flaques boueuses, nous brûle par ses gerçures. Décidément, l’hiver est la mal aimée de nos saisons. Ce qui est assez injuste pour lui car « [il] est comme tout le monde. / Il n’aime pas le froid. / Mais c’est son boulot, voilà. / À l’école, il voulait faire printemps, / mais c’est un métier plutôt rare ». De plus, « [d]es quatre saisons, l’hiver est celle qui raconte le plus d’histoires. / Ce sont les mois où on a envie de se serrer les uns contre les autres. C’est sans doute une explication ». Cela paraît un prétexte parfait pour Carl Norac qui nous offre à envisager ce temps de ralentissement, de calme et de préparation, à la lorgnette d’historiettes amusantes, inattendues et poétiques. Dans Vent d’hiver , on croise notamment une maman aux joues goûts framboise et fraise, des Finlandais aux fesses bleues, un bonnet réceptacle de pensées, un skieur en habit d’ours, un bonhomme de neige affreusement maussade. Et le plus attachant d’entre tous ces personnages parfois farfelus est monsieur-madame (selon les pages) Hiver, un être solitaire, rêveur, résigné, facétieux et amusé : « On dit que l’hiver est triste, mais on se trompe. Il rigole beaucoup. Par exemple, si vous allez près d’un étang gelé, souvent vous entendez un craquement. Craquement, c’est seulement quand l’hiver a trop envie de rire. Il craque de rire. Il s’éclate. » Qui l’eût cru ? Comme de coutume, la prose, rêveusement décalée, tout à fait personnelle, de Norac chatouille l’esprit du lecteur, petit ou grand.La découverte de ce livre se niche sans doute dans les dessins de la Gantoise Gerda Dendooven. Le public francophone la connaît (peut-être) un peu moins, alors qu’elle est une mine admirable du paysage graphique flamand, en ébullition hallucinante. Le trait de Gerda souffle comme le vent hivernal : de façon saisissante, un peu piquante, brute. À l’aide d’une palette réduite (essentiellement, du bleu, du blanc, du rouge), elle crée un univers vif, un brin désuet (elle aurait pu illustrer La semaine de Suzette ou un almanach du début du 20e siècle), très évocateur tout en s’inscrivant en résonnance avec une tradition flamande affirmée (planent les ombres indistinctes des Breughel, des Permeke et autres Masereel). Quelle joie pour nous que le Poète national de Belgique / Dichter des Vaderlands multiplie ces collaborations sans-frontières ( Vent d’hiver est déjà le treizième de ses opus illustrés par un talent du Nord) ! À présent, nous avons le cœur à chanter : « Oh ! Vive le vent, vive le vent… » Samia Hammami Au travers de courts textes poétiques, tour à tour drôles ou oniriques, l'auteur raconte les aventures de personnages représentant des saisons autour du thème central de la période hivernale. Ce livre rassemble de petits textes poétiques, tour à tour drôles ou oniriques, sur l’hiver. Le mariage puis le divorce de Madame Hiver et de Monsieur Printemps, les péripéties d’un bonhomme de neige au mauvais caractère, un hiver peu pressé de laisser sa place, l’invention du rhume… autant d’aventures qui parlent de saisons, de neige, de froid… à se raconter au coin du feu ! Car comme le dit l‘auteur dans une de ses poésies : « Des quatre saisons, l’hiver est celle qui raconte le plus d’histoires ! » Feuilleter un extrait…
Catastrophes! est un «récit en randonnée» fait de rebondissements qui se construit au fil des pages au moyen d’un…