La conjonction dorée


RÉSUMÉ

Deux crimes terrifiants… Des indices dissimulés dans des œuvres majeures de la Grèce antique et de l’Italie de la Renaissance… Un secret jalousement gardé depuis des millénaires… Et, toujours, la lune en toile de fond.
L’astronaute Christina Dimitrios a 24 heures pour comprendre les raisons de la disparition mystérieuse de son père lors d’une mission classée secret-défense à la fin du programme Apollo.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Benoît Sagaro
Auteur de La conjonction dorée
Né à Rotterdam en 1962, Benoit Sagaro a passé une partie de son enfance en Espagne. Il vit actuellement en Belgique. La conjonction dorée est son premier roman.

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Le Carnet et les Instants

Une belle mise en placeUne note, avant l’ouverture du récit, tente de lui conférer une dose de crédibilité, teintée d’une mise en alerte narrative : le projet spatial américain aurait profilé dans son sillage une litanie de disparitions inquiétantes ; il y a à Athènes, dans le musée archéologique national, un objet antique, le mécanisme d’Anticythère, qui n’en finit pas d’interpeller les chercheurs. Un prologue, dans la foulée, zoome sur une machine engourdie par le froid lunaire. Elle se dresse à côté des débris d’un module, d’empreintes « connues de l’humanité entière » et qui, pourtant, recèlent les indices d’une « histoire dramatique ». Soudain, « une lueur verdâtre »…


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Sève de femmes

La peinture de nus féminins, signée Geneviève Van Der Wielen, en couverture du recueil de nouvelles de Christian Libens, Sève de femmes , ainsi que son titre, pourraient le ranger dans la catégorie des erotica . Ce qu’il est mais pour partie seulement. Il fait d’ailleurs écho à un autre titre, Amours crues , publié au Grand Miroir en 2009, dont le présent recueil reprend trois textes aux versions remaniées et définitives. La première nouvelle, inédite, qui donne son titre à l’ensemble (le s à femme en moins), met en scène trois amis qui se retrouvent coincés dans la montagne en pleine nuit. Tel Boccace dans le Décaméron , ils renforcent leurs liens, nourrissent le plaisir d’être ensemble et luttent contre le passage inexorable du temps en se racontant des histoires d’amours, crues ou non, réelles ou non. D’emblée, nous sommes mis en présence d’amoureux de livres et de littératures. On ne s’en étonnera pas quand on sait que Christian Libens a mis sa carrière au service des œuvres belges. Il y a Claudio, prof de philo, et sa passion juvénile pour la libraire de La Planète des Livres à Verviers, dont les jambes «  nues jusqu’en haut des cuisses  » le motivent plus que les auteurs latins. Alain, le bouquiniste le plus fourni en curiosa de toute la Principauté, se souvient pour sa part d’une Suissesse de 16 ans, petite-fille d’un vigneron en cortaillod, à qui il doit de boire chaque jour une «  fillette de vin  », un vin «  chambré en elle  ». Bacchus et Éros, au cœur d’un même récit. Un buveur de bières belges, encombré d’une «  congénitale maladresse  », au pays d’un producteur de vins helvètes. Quant à Pierre, le narrateur, psychiatre, c’est aussi en Suisse, à Lausanne, qu’il se souvient être tombé amoureux d’une jeune infirmière lors d’un colloque. «  J’en ai profité pour me balader dans le coin et mettre mes pas dans ceux de mon cher Simenon  », confie-t-il alors qu’il se trouve sur la côte vaudoise et l’on ne peut s’empêcher à cet aveu d’assimiler le narrateur à l’auteur, simenonien aguerri. Mais peut-être Christian Libens joue-t-il avec son lecteur puisqu’il prête à son narrateur un essai sur Simenon et les femmes signé par un autre simenologue, Michel Carly. Ah fiction, quand tu nous tiens ! Si le narrateur apprend à «  voir le monde depuis le sexe de Marielle  », il va surtout se mettre à l’écoute des secrets de famille de son amante dont grandes joies et grandes douleurs se rejoignent dans un même mutisme.Évocation d’autres douleurs, dans la nouvelle Princesse Marie-Marthe , lorsque Pierre revient en pèlerinage, amoureux d’une part, cinéphile d’autre part, sur les rives du lac Léman. La Suisse à nouveau… À côté de sa passion pour «  les lieux hantés par les artistes, les écrivains  », il y rencontre fortuitement une réfugiée métisse, descendante du clan royal nyiginya , dont le corps est le témoignage des supplices infligés aux victimes du génocide des Tutsi.e.s. Un écho abyssal à la phrase de Michel Simon, qu’il admire : « Il n’y a plus qu’une chose sur cette terre qui soit un peu vivante, c’est le clitoris d’une femme.  »Avec Tempo di Maria , on ne peut s’empêcher de penser au célèbre roman Tempo di Roma , d’Alexis Curvers, autre écrivain liégeois cher à Christian Libens dont il fut pour son plus grand bonheur le dernier secrétaire particulier. Il lui rend ainsi un hommage mérité en évoquant une colère mémorable de Curvers suite à l’adaptation de son roman par Denys de La Patellière dans un film qu’il jugeait médiocre, avec Aznavour en jeune premier ! C’est aussi pour Libens l’occasion d’évoquer la personnalité de Marie Delcour et de rappeler les circonstances qui l’amenèrent à rééditer la nouvelle Jean sous le titre Le monastère des deux saints Jean (éd. Actes Sud), avec l’aide d’Hubert Nyssen et Sabine Wespieser. 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