Hareng couvre-chef et autres chansons de marins


RÉSUMÉ

Un album poétique dans lequel textes et dessins évoquent la vie des marins, le travail dans la marine marchande et la beauté des sites portuaires.



NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Christophe POOT, Hareng Couvre-chef et autres chansons de marins, Cinquième couche, 2019, 68 p., 20 €, ISBN : 978-2-39008-034-3Entier je suis entré, tête et menton devant, fier-bras tout gonflé de mon dur travail de docker, m’asseoir auprès d’hommes rugueux qui soulèvent comme moi bien plus que ce qu’on demande au corps d’un homme normal. Voilà de quoi sont faites mes sombres soirées. Dans un troquet, dont l’ambiance est suggérée par l’illustration de quelques personnages à la première page, débute l’aventure de Hareng Couvre-Chef. Celui-ci, après son travail harassant aux docks, part vider « quelques bières épaisses et lourdes au gosier » qui, forcément, mènent à une envie irrépressible de pousser la chansonnette.…


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Homo sapiens

Signé par le paléoanthropologue et chercheur au CNRS Antoine Balzeau et le dessinateur Pierre Bailly (créateur notamment de Petit Poilu ), le nouvel opus de la petite bédéthèque des savoirs, intitulé Homo sapiens, retrace l’évolution de la paléontologie et condense les questionnements actuels sur les origines de l’espèce humaine. L’histoire de l’humanité fait l’objet de trois chapitres — les théories, les temps préhistoriques et l’articulation de notre présent et de notre futur — et procède par problématisations qui mettent au jour les a priori, les idées préconçues relatifs à l’évolution. Dans sa préface, David Vandermeulen revient sur l’incompatibilité entre la Bible et les découvertes de Buffon, de Cuvier. Les secondes font état d’une apparition de l’homme avant le déluge, ce qui contredit l’enseignement de l’Église. Afin de ne remettre en cause la théologie, des scientifiques tels que Cuvier ou Buckland concilieront preuves géologiques et récit biblique. Lire aussi : La petite bédéthèque des savoirs, un travail d’experts ( C.I. 198) Sous une forme narrative que dynamise le dessin, l’ouvrage évoque les nouvelles connaissances sur l’évolution élaborées depuis le coup de tonnerre darwinien ( De l’origine des espèces , 1852). Antoine Balzeau fait un sort à deux idées hégémoniques passées dans la doxa  : 1° l’homme actuel est le fruit d’une adaptation à l’environnement, 2° seuls survivent les plus forts. Les acquis scientifiques montrent combien ces deux crédos sont caricaturaux. L’apparition de l’homme est l’effet du hasard, non d’une finalité. Dans la diversité de la vie, aucune forme de vie, aucune espèce ne peut être dite plus évoluée que les autres. Analyse des mécanismes de spéciation, conflits, controverses entre paléoanthropologues autour de l’ancêtre de l’ homo sapiens (pour certains, il s’agit de l’ homo erectus , pour d’autres de l’ homo heidelbergensis ou de l’ homo rhodensiensis ), existence du menton chez l’espèce humaine seule (et chez l’éléphant)… Homo sapiens détruit des clichés relatifs aux déductions des modes de structuration sociale en vigueur dans la préhistoire. Rien ne peut étayer l’idée reçue selon laquelle existait chez nos ancêtres une répartition sexuée des tâches (l’homme chasseur, la femme se vouant à la cueillette et au foyer).En paléoanthropologie, nombre de questions restent en suspens. Si l’on sait, grâce aux fossiles et à la paléogénétique, que l’ homo sapiens est certainement apparu en Afrique il y a trois cent, deux cent mille ans avant de migrer sur toute la planète, l’on ne peut dire où avec exactitude ni déterminer comment il a étendu ses zones de vie. Déclinant les croisements entre l’homme de Néandertal (qui disparaît en Europe quand l’ homo sapiens apparaît) et l’ homo sapiens , montrant la communauté de leur patrimoine génétique (99% de gènes communs), l’essai graphique arpente autant les aspects biologiques, anatomiques que l’évolution des comportements au fil du temps. Des découvertes des premiers outils fabriqués par les Australopithèques il y a trois millions d’années à l’invention du feu (il y a cinq cent mille ans), de l’élevage, de l’agriculture, de la roue, de l’écriture, on assiste à une «  complexification des actions humaines  ».Une complexification qu’il faut reconnaître tout en faisant tomber l’homme de son piédestal : d’un point de vue biologique, nous dit Antoine Balzeau, l’ homo sapiens est une espèce comme les autres, à ceci près que, par sa présence, ses choix de vie, il a bouleversé, puis peu à peu saccagé son environnement.La troisième partie de l’ouvrage dresse un bilan de notre responsabilité face au désastre écologique actuel, de notre devoir de changer radicalement de modes de vivre, de penser, de produire et de consommer si nous voulons préserver ce qui peut encore l’être au niveau de la biodiversité, des populations animales, végétales. «  Nos actions bouleversent biodiversité et environnement. Le risque est de rendre les conditions difficilement vivables. Même pour nous  ». À l’heure où les scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme, à l’heure où ils somment les politiques, les gouvernants et la société civile de modifier les manières d’habiter la Terre afin de freiner la sixième extinction massive des espèces animales (un million d’espèces est menacé d’extinction) et végétales, rien de plus salutaire que cet essai. Puisse-t-il, relayé par les lanceurs d’alerte scientifiques, par les mobilisations citoyennes, faire bouger la ligne d’inertie assassine des climato-négationnistes.…