Georges Simenon et Pierre Assouline


Le vrai critique serait un personnage
qui se promènerait silencieusement dans l’histoire racontée
et en saisirait tout ce que l’auteur y a caché, volontairement ou non.
Un espion supérieur, en somme. Julien GREEN 1   Après avoir écrit plusieurs biographies remarquables et remarquées, dont une de Simenon 2 , Pierre Assouline a fait paraître, à partir de 1998, plusieurs romans qui ne manquent pas d’attraits. Il y a parfois glissé malicieusement des allusions à Simenon, comme autant de clins d’œil ou d’hommages. Cette étude vise simplement à en faire le relevé. Toutefois, afin de ne pas la réduire à un squelette, je ne m’interdirai pas de caractériser brièvement ces romans, espé-rant de la sorte mettre aussi en évidence certaines de leurs qualités, voire inci-ter à leur lecture ou leur relecture.
La Cliente (Gallimard, 1998)
Le narrateur de La Cliente entend placer son récit sous le signe de la véracité. À cette fin,…

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