Pierre Gilman   1949 - 2021

PRÉSENTATION
En 2006, Pierre Gilman a publié aux éditions de L’Âge d’Homme un premier recueil intitulé Dans la serre poétique et autres poèmes, qui a reçu le prix Nicole Houssa de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. Ce prix est destiné à un poète originaire de Wallonie, pour un premier volume de vers publié ou non. Extrait de l'argumentaire du jury :"Né à Liège, l'auteur, qui pratique pourtant la poésie depuis une trentaine d'années n'en est, et la chose est étonnante, qu'à sa première publication. C'est une révélation pour tout amateur de poésie. Pierre Gilman s'est nourri de poètes tels que René Char, Yves Bonnefoy, Philippe Jacottet et parfois de René Guy Cadou. Il a aussi pratiqué des auteurs de notre pays: Jacques Izoard, Guy Goffette, Eugène Savitskaya. De telles références expliquent que Pierre Gilman s'intéresse aux choses les plus habituelles tout autant qu'à la transposition de celles-ci. Ce qui interfère sa manière de penser, d'être, de rêver. Son inspiration s'accroche en effet souvent à des décors familiers, comme le pont d'Amercoeur ou le bois de Long Zuoin, à Liège, voire à des horizons plus lointains (la Grèce, Sarajevo). Mais dès ces jalons posés, l'auteur extrapole aussitôt et s'aventure dans une recherche plus personnelle où les mots jouent toujours leur rôle de catalyseurs et de tremplins. Cette poésie lumineuse reste parfois d'un abord assez complexe, ce qui n'enlève certainement rien à son charme. C'est un premier recueil de haut vol que le jury a souhaité couronner."

BIBLIOGRAPHIE


PRIX
  •   Prix Nicole Houssa de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, 2006 (Dans la serre poétique)


NOS EXPERTS EN PARLENT
Le Carnet et les Instants

Pierre Gilman est né et a vécu à Liège, où il nous a quittés en octobre 2021 à l’âge de 72 ans. Il s’était distingué aux yeux de Willy Bal, Roger Foulon et Yves Namur lors de la publication en 2006 de son premier recueil, Dans la serre poétique (L’Âge d’homme), récompensé par les trois membres du jury du prix Nicole Houssa de l’Académie. Ceux-ci soulignaient un « premier recueil de haut vol », une « révélation pour tout amateur de poésie ». Un second recueil, Presque bleu, est paru au Fram en 2010, et c’est aux bons soins d’Yves Namur que furent confiés les textes d’Où le poème, troisième volume tout récemment paru au Taillis Pré — hélas à titre posthume. Il est par conséquent particulièrement touchant de le voir s’ouvrir sur une disparition :Où…