Vrilles
- Genre littéraire : Poésie
- Éditeur : Le Coudrier
- Date : 2022
- ISBN : 9782390520429
- Autres informations :
100 p., 18 €
100 p., 18 €
Dans ce recueil poétique placé sous le signe du rock et de l’ivresse, des bacchanales et de l’enfer, Tristan Sautier interroge, au plus nu, sans filet ni garde-fou, les rives du vivre et du mourir, de l’écrire et du jouir. Tom Waits et Rimbaud, les dieux tutélaires en exergue, donnent le beat d’un texte composé de divers fragments (écrits entre janvier 2013 et décembre 2021) qui, au travers d’une écriture ramassée, se tiennent au plus près de la traversée du rien, du temps des libations et des corps qui s’étreignent. Auteur d’une importante œuvre poétique et critique, aussi marginale qu’intransigeante (Le temps interdit, Le piège du sacré, Claire Venise, Lettres brûlées à l’amoureuse, En terre étrangère, Corps né sans, Embruns…), Tristan Sautier fore des textes à la verticale du vivre et de l’éprouver, voyageant dans des paysages où le réel siffle, où les sensations se resserrent sur les gouffres et sur les extases, sur le spleen et sur éros.le temps l’alcool la mortvotre crâne souriant déjàà sa future prochaine nuditél’avenir appartient aux seuls chats Lointain descendant de Villon (lequel ouvre la sous-partie intitulé « Le décharnement »), le poète recueille la quintessence de quelques moments où le feu s’étreint lui-même, où le néant rend l’âme devant son impuissance et son propre rien. Avant de délaisser la plume, Rimbaud nous a laissé les fulgurances de sa saison en enfer. Avec Vrilles, la « saison en enfer » cède la place au linceul des quatre saisons, à « l’enfer de toute saison », sans plus d’échappatoire hors des crocs du pandémonium. Si la vrille du verbe ne suit que des mouvements descendants, l’arpentage des abîmes laisse fulgurer des trouées dionysiaques, des convulsions sensuelles avec les amantes.amante profonde amantema déchirure dit un poèteil n’est sauvetage que ton sexeApporté par la chair, par les corps en liesse, le salut danse sur ce qui transgresse l’impossible métier de vivre. Les ombres avinées de Charles Bukowski, de Dylan Thomas, les spectres de Jim Morrison, de Jim Thompson, de Beckett, de Céline planent sur une écriture qui sacre ses noces avec l’impossible, avant que le monde ne sombre dans la musique définitive des feuilles mortes. Le mouvement génétique vers « les ténèbres de la naissance » s’inscrit dans une méditation désabusée, à fleur de lucidité, sur le rien posé comme horizon ultime de toute destination.en marche vers l’oublien marche vers le rienen marche vers la cendreseul le temps marche vers le tempsDans sa barque poétique, Tristan Sautier élève au ciel des mots-vignes, des mots-vrilles, gorgés de blues et de peaux moites, des mots arrachés à la nuit, qui cognent les paupières de l’aube et trouent l’empire de l’ennui. L’ossuaire n’aura pas le dernier mot tant que les chats convoqués par Tristan Sautier s’activent à libérer l’énergie des anti-sépultures et des contre-chutes.Véronique BergenPlus d’information
Trente-trois poèmes et un épilogue mettent en lumière les thèmes qui ont charpenté l'œuvre de Marcel Thiry (1897-1977) : le brusque tour du monde effectué comme soldat entre 1915 et 1918, l'envoûtement persistant pour le...
Ce premier des trois tomes des Œuvres poétiques complètes, rassemble les trois premières œuvres poétiques de Plisnier.Si Prière aux mains coupées figurait déjà dans un volume publié chez Labor en 1979, Élégies sans les anges...
Ce deuxième tome des Œuvres poétiques complètes de Charles Plisnier réunit les cinq recueils publiés par le poète entre les années 1932 et 1936. Fertilité du désert, qui appartient, comme Prière aux mains coupées, à cette...
Ce troisième volume des Œuvres poétiques complètes de Charles Plisnier réunit les trois derniers recueils de l'écrivain. Périple articule ses sept chants autour du thème de la tentation du monde. Après avoir pris la mesure de...
Avertissement de Charles BertinIntroduction de Bernard Delvaille À propos du livre Les trois premiers recueils de ce premier volume des uvres poétiques complètes de Marcel Thiry, Toi qui pâlis au nom de Vancouver...