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Résumé

Dans son dernier opus, Stéphane Lambert se définit comme un amateur de peinture. Se révéler comme tel c’est à la fois se dévoiler et se montrer bien modeste. S’il est plus qu’un amateur, il n’est pas un critique académique. Il ne se range ni du côté des historiens ni du côté des experts. Lorsqu’il évoque un littérateur ou un artiste, ici Goya, il le fait en son nom et avec ses mots.

Je me demande combien l’écriture n’a pas été une manière de prolonger mon trouble devant la peinture, de devenir un peintre avec des mots, d’explorer le mystérieux contenu de mon regard.

Il partage avec les artistes ce qu’il y a de plus intime et de plus essentiel et s’efforce de rendre compte de la complexité de son ressenti. Même si la langage bute parfois contre ses limites, il ose, à l’instar des peintres, aller au-delà de ce qui résiste et grâce à la littérature cherche à inventer ses propres formes. C’est pourquoi ses écrits sur les peintres en particulier vont plus loin que la minutieuse observation et débordent l’image. Impressionniste, sa critique d’art l’est, quoiqu’elle demeure toujours attachée à l’œuvre et à celui qui l’a produite. Le très judicieusement titré Visions de Goya nous introduit dans l’imaginaire du peintre, mais le texte livre aussi une vision personnelle du scripteur.Après Nicolas de Staël, le vertige et la foi, Rothko, rêver de ne pas être, Monet, impressions de l’étang, publiés chez le même éditeur Arléa, Stéphane Lambert démontre une nouvelle fois comment il se dégage de toute pensée homologuée et complète un regard aigu avec ses émotions et sa parole.

À propos de l'auteur

Stéphane Lambert

Né en 1974, Stéphane Lambert a étudié les langues et les littératures romanes à l'Université Libre de Bruxelles. En 1998, il a animé en périphérie bruxelloise des rencontres littéraires qui sont devenues un livre d’entretiens avec 17 auteurs belges et français (Amélie Nothomb, Olivier Rolin, René de Ceccatty, Pierre...

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Le Carnet et les Instants à propos de "Visions de Goya. L’éclat dans le désastre"

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