Aller au contenu principal
Acheter
en librairies indépendantes

Résumé

«Qui connaît encore, sur le seuil de ce XXIe siècle, Séverine ? Elle fut, des années 1880 à la fin des années 1920, une grande journaliste doublée d’une authentique citoyenne. Née à Paris, en 1855, sous le Second Empire, elle devient la secrétaire de Jules Vallès, auteur de ce Cri du peuple où toutes les couleurs du socialisme pouvaient s’exprimer dans une étonnante cacophonie. Après la mort de ce grand communard, elle déborde d’activités, collaborant à un nombre impressionnant de titres, du Gaulois à l’Intransigeant, en passant par le Figaro. Elle excelle dans les choses vues, exprime ses opinions sans crainte de heurter des lectorats peu sensibles à la condition ouvrière. Ainsi, elle descend dans une mine au lendemain d’un coup de grisou et révèle des conditions de travail que les patrons s’efforçaient, depuis toujours, de dissimuler. Elle dénonce les assassinats de Fourmies quand l’armée tire sur la foule. À un rédacteur du Temps, organe de la bourgeoisie, qui écrit que, parmi les morts, il y avait des " femmes de mœurs légères ", elle réplique : " La compagnie du 145e, qui a tiré, était une compagnie des mœurs… Dans le fond, il ne s’est agi, là, que d’une rafle un peu plus radicale que les autres ; le panier à salade remplacé par le corbillard… "
Séverine, un instant, croit en Boulanger. Elle interviewe le pape Léon XIII, raconte le calvaire des ouvrières du sucre du milliardaire Sommier, prend la défense du capitaine Dreyfus en s’étonnant que Jules Guesde, cloîtré dans son intransigeance, jette l’anathème sur les socialistes qui soutiennent le condamné. Elle participe aussi à la fondation de la Ligue des droits de l’homme (LDH), du prix Femina : ils existent encore, malgré les fureurs de l’histoire et les péripéties de la vie littéraire. Elle donne aussi des articles à l’Humanité, entre, un instant, au jeune Parti communiste français, mais ne supporte pas l’interdiction d’appartenir à la LDH. Sa dernière bataille ? Pour Sacco et Vanzetti.
Paul Couturiau, sans effet de style et sans jamais s’identifier à "son" héroïne, retrace avec intelligence l’itinéraire d’une journaliste exceptionnelle. Morte en 1929, elle devait avoir, enfin, un biographe. Ce livre témoigne pour une conscience.» Pierre Ysmal

À propos de l'auteur

Paul Couturiau

Né en 1952 à Bruxelles, Paul Couturiau est un fanatique de l'écriture. Il l'a abordée par toutes ses facettes: la traduction scientifique et littéraire, le théâtre, le roman, la bande dessinée et ... la publicité ; celle-ci constitue d'ailleurs sa formation de base. Pendant une dizaine d'années, il a été attaché comme...

Lire plus

Ceci pourrait également vous intéresser...