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Résumé

« Parfois, dans ces moments, quand il avait pris un verre de vin et qu’une très légère ivresse arrondissait les angles de son esprit, il oubliait que le monde avait disparu. »

C’est un roman d’après la catastrophe. Fred, incarnation du self made man milliardaire et sûr de lui, avait tout prévu, et il s’est réfugié avec sa femme, son fils et sa fille, sur son île déserte, où il a fait construire une villa de luxe dotée de tous les éléments d’une vie heureuse et confortable - énergie, piscine, nourriture et spiritueux, vêtements, salle de sport, home cinema et TOUT nos divertissements - et assortie d’un couple d’employé de maison argentins pour la maintenance et l’entretien. Bientôt les connexions s’éteignent, le monde est mort, ils en sont les derniers survivants. Si dans Robinson Crusoé et tous les récits de survie sur une île déserte, la nature est un jardin et la question est de subsister, chez notre génial romancier belge, l’espoir est perdu mais survivre ne fait plus problème : les nouveaux colons possèdent déjà tout. Mais que vaut l’humanité quand elle est coupée des autres ? Et que vaut le mythe originel de la conquête de la nature quand l’homme est précisément celui qui l’a détruite ? Entre flash-backs de la vie avant la fin du monde et quotidien sur l’île déserte, mêlant slasher dans la veine de 10 000 litres d’horreur pure, satire sociale et familiale et roman survivaliste, Thomas Gunzig passe à la râpe de son ironie mordante le mythe bon sauvage pour nous conduire avec un art du suspense diabolique dans un roman sombre et réjouissant sur le consumérisme, le pouvoir, la possession. Et une rédemption digne de son talent !

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À propos de l'auteur

Thomas Gunzig

Né à Bruxelles en 1970, Thomas Gunzig entame sa carrière littéraire après une licence en Sciences politiques. Son premier recueil de nouvelles, Situation instable penchant vers le mois d’août, reçoit le Prix de l’Écrivain étudiant de la ville de Bruxelles en 1994. Deux ans plus tard, il est lauréat du prix de la RTBF...

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