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Résumé

Ce premier des trois tomes des Œuvres poétiques complètes, rassemble les trois premières œuvres poétiques de Plisnier.

Si Prière aux mains coupées figurait déjà dans un volume publié chez Labor en 1979, Élégies sans les anges, qui est le premier recueil écrit par Plisnier, paraît pour la première fois en édition typographique normale : la publication originale, tirée en 1930 à 64 exemplaires en tout, s'était bornée à reproduire le fac-similé du manuscrit presque indéchiffrable du poète. Notre édition, véritable «originale», met ainsi un terme à une clandestinité de près de trois quarts de siècle.

Quant à Histoire sainte, qui ne figurait pas non plus dans le volume Labor et dont l'unique édition à fort peu d'exemplaires remonte à 1931, a publication actuelle marquera également une découverte pour la plupart des lecteurs : l'œuvre, à mi-chemin de la prose et de la poésie, est un extraordinaire roman lyrique dont le thème est l'histoire sainte renversée, une histoire sainte où on libère le Christ et où Barrabas meurt sur la vraie croix.

À propos de l'auteur

Charles Plisnier

Né à Ghlin le 13 décembre 1896, Charles Plisnier passe son enfance et son adolescence à Mons, où ses parents se sont fixés avant la fin du siècle. La ville bien-aimée, qu'il évoquera à diverses reprises, notamment dans Figures détruites, L'Enfant aux stigmates et Mariages, est le lieu de ses premiers émois, mais aussi...

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Lire un extrait Tous les vents se rencontrent dans mon cœur ceux du Nord et ils traînent des fées tout en chevelures et des cloches fêlées et la sirène du bateau-fantôme qui a respiré toutes les brumes et toutes les légendes ceux du Sud et les infantes noyées élèvent leurs bras ruisselant d'eaux et de fleurs et le sable du simoun s'érige et retombe en perles de fontaine en fins ossements ceux de l'Ouest et des saxophones délirent et la sainte-aux-courts-cheveux élève ses yeux ceux de l'aventure où sombrent des hélices exténuées des voiles crucifères ceux de l'Est et ils font le bruit des invasions et des extases et ils portent cent reines qui meurent de traînes trop pesantes de musique et aussi la Cavalière aux dents dures et tout en cuir ceux du Centre qui montent verticaux élevant l'enfance-aux-cent-doigts coupés ah tous les vents dans mon cœur se rencontrent et se confondent et je suis cette chose qu'on appelle un homme exténuée de vertige et de féerie Mes doigts sont sur les vitres Derrière tombe la pluie chaude engloutissant les cathédrales Les belles faces de femmes Les tours de fer Les foules déjà jointes celle des siècles celle des créations celle qui ne laissera ni building ni forêt ni croix ni arche ni cri ni dieu La folie aux yeux pers aux dents magnétiques
Table des matières Avertissement de Charles Bertin À la rencontre de l'œuvre poétique de Charles Plisnier, d'Albert Ayguesparse Élégies sans les anges Prière aux mains coupées Histoire sainte Prélude Marie Interlude Idylle Interlude Le jeu de Satan Interlude Béatitudes Interlude Passion Finale

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