N’oubile pas la baueté du désodrde
- Genre littéraire : Poésie , Aphorismes
- Éditeur : Cactus Inébranlable
- Date : 2025
- ISBN : 9782390491156
- Autres informations :
Cactus inébranlable, 2025, 78 p., 12 €, ISBN : 978-2-39049-115-6
À propos
Résumé
Choisir le diffus pour cœur d’écrit, c’est rafraichissant, revigorant et tellement proche de penser en soi ; intérieurement et ontologiquement. Bien sûr, il n’y a en général pas d’ordre à lire des aphorismes, maximes, notes, poèmes. C’est sans doute pourquoi Timotéo Sergoï tient à les numéroter et les lister dans le plus grand désordre. Le premier chapitre est intitulé CINQ et si (1) se trouve bien à sa place, (2) occupe au chapitre SIX le troisième paragraphe de la page 44, (3) en est le deuxième à la page 25 du chapitre DEUX et ainsi de suite jusque (322), page 68, chapitre ZERO. Vous êtes un peu perdu ? C’est gagné !(258) L’humain est habillé de moi, comme je suis vêtu de foules.L’idée centrale est lumineuse dès le titre, N’oubile pas la baueté du désodrde, pour en démontrer d’emblée la nécessité, le rôle salutaire, voire solidaire car interactif ; c’est-à-dire faisant appel au lecteur. Par exemple, outre picorer, je n’ai pu m’empêcher de défier le désordre en lisant dans l’ordre des numéros, transformant les pages se tournant en éventail ; un livre deux fois rafraichissant donc.(148) Tu es la pluie sur la dernière mer. Ce qu’il y a de plus inutile et de plus nécessaire.Aucun thème ni sujet, pas d’intention sinon jouer avec la liberté. Quelques récurrences indiquent entre les lignes de petites obsessions qui font griffures de l’artiste. Cependant que les lignes flottent, suspendent le sens des mots et les sens du lecteur. Alors, la grâce poétique, indicible, impalpable, est toute là, dans l’énergie détendue de l’encre du papier jusqu’à la rétine du lecteur.(249) Tandis que ma main droite écrit, ma main gauche, analphabète, empêche le monde de tomber en tenant le carnet droit.Ainsi fermement, l’auteur atteint sa destination, lui-même transporté par l’ultime et souverain bien de tout texte : l’invisible indicible, sa présence en son absence, l’ubiquité mentale et émotionnelle, le partage total et sans retour. La ligne d’encre prend intellectuellement, télépathiquement, le rôle organique de la veine du sang battant, circulant, nourrissant, vivant entre écrire et lire.(156) J’ai longtemps habité le ventre de ma mère. Depuis mon déménagement, je n’ai plus de nation que celle de l’Univers.Poète des champs et des rues bien connu, variant supports et formats pour investir jusqu’au cœur du passant le plus distrait, Timotéo Sergoï offre dans cette publication le menu de ses actions possibles à venir et partie de son dictionnaire mental. Car il fait acte de poésie multiple et polymorphe, toujours à la recherche d’un écrin culturellement naturel où s’illustrer. Je pense par exemple à ses affichages, collages et lettrages sauvages sur les escaliers, murs, ruines et réverbères des villages et ailleurs.(25) Que puis-je Taire pour vous ?Son désordre revendiqué dit au bout que la poésie et l’humain ne sont tout simplement pas comptables. Un message évident quoique difficile à faire vivre au milieu de nos vies facturées au point de résister au bonheur. Et donc, d’autant plus essentiel que non existentiel car tels sont le poète et la poésie : un instant qui téléporte en des limbes salvateurs d’un quotidien à penser et comprendre nouvellement.(321) Tu es poète. Les deux ailes des mésanges peuvent porter une vie entière. Que peuvent porter les douze pieds d’un vers ?Tito DupretPlus d’information
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