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Résumé

La tentation est grande, lorsqu’il s’agit de Pierre Coran, d’en appeler aux chiffres et de mesurer avec cérémonie la longévité et l’envergure d’une carrière poétique exemplaire. Cette politesse sonnerait pourtant faux, face à une œuvre dont il semble que chacun des romans ou recueils soit écrit comme un premier livre. Cette primeur soigneusement entretenue, ludisme d’Inimaginaire ou de Jaffabules, esprit d’enfance des Aventures des Pièces-à-Trou, investit chaque nouvelle publication d’une exigence secrète de simplicité et d’émerveillement. Les rêveries, paysages et traversées de Mosaïques pour le jour qui vient se montrent positivement à la hauteur de cette exigence.Je cultive mes utopies.À la façon des fleurs de serre,Qui ambitionnent, en leur repère,Les chimères et les miragesQue se forgent les fleurs sauvages.Pierre Coran écrit dans son jardin. Depuis l’intérieur de la serre, exposé aux seuls oiseaux et feuillages, sa poésie grandit dans un coin de solitude. L’aube confie au papier les mots et images émergés au sortir de la nuit : fables et voyages, paraboles et métamorphoses, nature éternelle et mystères éphémères. Le poète, entré en lui-même, nous invite à l’y rejoindre. Son écriture économe navigue sur un langage à la simplicité d’abécédaire, toujours juste, qui confine parfois à un minimalisme pénétrant.J’ai embuéLe miroir du couloirPour dessinerAvec le doigtUn autre que moi.Ce sens de l’économie porte par ailleurs avec force les déploiements les plus spectaculaires de Mosaïques pour un jour qui vient — car il faut souligner que le titre tient ici toutes ses promesses. D’Ostende au Vésuve, du lointain horizon aux secrets des profondeurs, les couleurs sont vives et nombreuses à composer ces quelques paysages intérieurs. Le jour qui vient, quant à lui, est la promesse d’une nouvelle lumière, d’un nouveau poème pour les carnets de l’observateur insatiable qui proclame son désir de vie. Le paysagiste Pierre Coran nous enseigne que tout est accessible à vol s’oiseau, à commencer par l’utopie d’un esprit d’enfance demeuré intact, d’une poésie-musique heureuse et d’une bonté forte.De temps en temps, je me surprendsÀ longer un ru ordinaire.Mais ce n’est là qu’une apparence :C’est le ruisseau de mon enfanceCette féérie de haute stature promet de laisser au lecteur tout ce qu’elle présente de contagieux : goût de la nature, optimisme indéfectible et sens du verbe, qui font de Pierre Coran le grand poète que nous avons la chance de fréquenter en ces pages. N’oublions pas, enfin, ceux dont le nom s’imprime plus discrètement : l’épouse Irène Coran, dédicataire du recueil « qui par la voix donne vie à la poésie », et leur fils Carl Norac qui signe en quatrième de couverture quelques mots justes et personnels. À la lisière de la forêt de Jurbise, dans l’amitié des arbres, la poésie a semble-t-il de beaux jours devant elle.Antoine LabyePlus d’informations

À propos de l'auteur

Pierre Coran

Né le 11 mai 1934 à Mons Régendat instituteur primaire, Mons Des poésies, des fables, des pensées naissent aux aurores. Je taille la pierre brute, affine la forme. Pour moi, le poète est un agent double. Il peut selon l’humeur du moment, se rendre invisible ou transparent, ce qui l’apparente au caméléon ou à la méduse...

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Le Carnet et les Instants à propos de "Mosaïques pour le jour qui vient"
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