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Résumé

Des trois volumes consacrés à des espèces marginales, Le Roman des rats est celui qui semble le moins animé d’un sentiment de passion. Seule la curiosité insatiable de l’auteur, partisan d’une anticipation des théories, main­tient le rythme et sollicite notre attention :

Le rat est indissolublement lié au sort des conquêtes humaines. Il s’est attaché à l’homme comme une ombre implacable et pourchasse à ses côtés un idéal animal immédiat où le maître de la création, sans s’en rendre compte, fait involontaire­ment le jeu des parasites qu’il loge, entretient, nourrit et déteste cependant. 

 

La fréquentation assidue des textes de l’historien latin Lampride permet à Ro­bert Goffin d’ébaucher une sorte de chronologie ratière remontant à deux siècles avant notre ère. Les rats sont mis en parallèle avec une sorte de gang de la fiscalité fantomatique qui pille et rançonne l’homme à son insu. L’homme aime à thésau­riser. Il y aura toujours un rat pour prélever indûment sa part à coups de dents. Goffin pousse à l’extrême cette thèse en allant jusqu’à prétendre que si le jour ap­partient à l’homme, la nuit est le domaine exclusif du rat noir et du surmulot, la race du rat brun qui avait envahi l’Europe à la faveur des conquêtes des Vandales ayant totalement disparu…

À propos de l'auteur·rice

Robert Goffin

Robert Goffin naît le 21 mai 1898 à Ohain, où son grand-père est pharmacien. Fils de mère célibataire, il n'hésitera jamais à évoquer ses origines (il obtiendra l'acquittement aux assises d'une mère infanticide en s'écriant qu'il a vécu la situation douloureuse de l'enfant sans père, et l'un de ses recueils de poèmes...

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