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Résumé

Véronique Daine nous fait comprendre que "le style est une cicatrice mal fermée" (François Jacqmin). Il y a chez elle la volonté de laisser faire, de rester dans l'ignorance pour préserver ce qui vient. Le paradoxe — dire sans rien dire — est présent à même la phrase et se manifeste dans la syntaxe. J'aime ce phrasé fait d'emmêlements et d'avancées à rebours, cette poésie de l'errance. C'est le surgissement, qui la fait écrire. À l'évidence, écrire comme cela, c'est désirer s'approcher avec précaution de ce qui est à la racine. Ainsi, cette poésie de l'aube, de l'aube qui vient, cette attente, cette expérience de la lumière et de la nuit, me rappellent ce que dit le peintre Zoran Music du passage d'un extérieur extrêmement lumineux à un intérieur très sombre (émotion qui est à l'origine d'une série de tableaux sur les intérieurs de cathédrales) : "Je m'asseyais dans le noir en attendant de voir peu à peu des lumières douces. C'est très beau de trouver la lumière dans le noir". Françoise Le Bouar

À propos de l'auteur·rice

Véronique Daine

Véronique Daine est née à Arlon en 1964. Elle a suivi des études de philologie romane à l'Université de Liège et enseigne à l' Athénée Royal d'Arlon. Elle anime également des ateliers d'écriture en milieu scolaire et culturel.En 2017, elle reçoit le prix "Marcel Thiry" pour son recueil Extraction de la peur (L'Herbe...

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