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Résumé

Au terme d'un long séjour chez sa fille au Rwanda, à Astrida (Butare), Marie Gevers publie en 1953 une relation qui tranche sur nombre de récits d'époque tout en s'inscrivant dans leur logique, celle du regard colonial. C'est que l'auteur y fait montre d'une extraordinaire acuité d'attention aux êtres comme à la nature ; aux mots comme aux modes de travail. Qui plus est, et dans une réelle volonté d'empathie, elle le fait avec un constant souci de comprendre les différences entre ces cultures et les siennes. Images multiples d'un pays peu avant les indépendances, ce récit constitue à la fois un document et une méditation ; un hommage au génie transformateur du peuple des collines ; une esquisse de réflexion interculturelle au moment où ce mot n'était pas encore à la mode. C'est en poète qu'elle scrute les populations et les choses, savoure les lumières et les parfums, au travers d'une écriture qui tend à se mettre au diapason d'un univers différent.

À propos de l'autrice

Marie Gevers

C'est à Edegem, près d'Anvers, au bord de l'Escaut, que Marie Gevers voit le jour le 30 décembre 1883, dans le domaine de Missembourg, vaste paradis de verdure devenu mythique dans l'histoire de notre littérature. Marie est la dernière enfant d'une famille dans laquelle cinq frères l'ont précédée. Son père est retiré...

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