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Résumé

Pascale Fonteneau rejoint la collection « Belgiques », qui atteint les trente-trois titres cet automne. Trente-trois titres, cela constitue un sacré corpus pour tenter de cerner ce pays étrange qui est le nôtre. Née Française, Pascale Fonteneau a choisi d’y assumer son ancrage bruxellois avec treize nouvelles qui tiennent du fait divers, comme l’indique le sous-titre en quatrième de couverture. Elles se déroulent toutes dans la capitale européenne. Une unité de lieu qui aurait pu remplacer le désormais classique titre Belgiques par Bruxelles !

Si Pascale Fonteneau a une œuvre prolixe et s’est fait un nom dans la série noire de Gallimard et d’autres maisons d’édition et collections consacrées à ce genre, elle nous propose dans Belgiques des textes de facture plus classique. On y retrouve cependant cette petite touche d’humour décalé qui la caractérise et qui surgit souvent au détour d’une phrase, par exemple en jouant abondamment des parenthèses ou en concluant sans prétention sur une réflexion métaphysique.

Comme l’illustration de couverture qui reprend la forme du pentagone et rappelle les boules de l’Atomium, les récits, des faits divers donc, nous baladent de Molenbeek à Watermael-Boitsfort et de Woluwe à Jette, en passant par le centre-ville. Chaque étape de cet itinéraire pourrait être qualifiée de station, tant les transports publics sont une autre constante de ce recueil, l’occasion de dénoncer « la mauvaise gestion de la mobilité dans la capitale (un incontournable) », comme en fera l’expérience un couple parisien lors d’une aventure rocambolesque dont on finira par douter de la véracité. Ce circuit passe par l’évocation nostalgique du tram 90 des années 1980, le bus 63 et l’abonnement gratuit, la station Botanique où un accident de métro va déboucher sur un accident de la vie, ou encore le tram 81 dans la nouvelle qui porte ce titre et où l’on apprend le lien qui existe entre la grandeur des lits et la longévité des couples ! Exemple parmi d’autres de l’humour de la nouvelliste. À cet égard, on remet la palme au titre du premier texte, Angèle s’est mise à chanter !, qui cache un quiproquo irrésistible. Réalité ou fiction, la question se posera tout au long de ce livre dont les récits renverraient à des faits divers : sont-ils sortis de l’imaginaire de Pascale Fonteneau ou de coupures de presse ?

À propos de l'autrice

Pascale Fonteneau

Si on lui pose la question de ses origines, elle prend une inspiration et commence une phrase par : «Ma mère est Allemande.» Elle ajoute : «Mais je ne parle pas allemand. Je suis née en France, mon père est français. Mes parents se sont rencontrés en Allemagne. Mon père ne parle pas allemand non plus. Nous habitions...

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Le Carnet et les Instants à propos de "Belgiques"

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