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Résumé

Trente-trois poèmes et un épilogue mettent en lumière les thèmes qui ont charpenté l'œuvre de Marcel Thiry (1897-1977) : le brusque tour du monde effectué comme soldat entre 1915 et 1918, l'envoûtement persistant pour le voyage et les villes étrangères, le double métier d'homme de lettres et de marchand de bois, l'amour platonique, érotique ou fantaisiste, la révolte contre les absurdités de la guerre et l'inéluctable passage du temps. Alexandrins, octosyllabes, vers impairs… la minutieuse prosodie de Marcel Thiry réinvente le classicisme, avec des accents d'humour inattendus. Avocat, commerçant, sénateur wallon, diplomate devenu secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, l'homme curieux Marcel Thiry fut, selon son expression, un insatiable client de la vie.

À propos de l'auteur·rice

Marcel Thiry

Marcel Thiry naît à Charleroi le 13 mars 1897. Dès l'année suivante, ses parents s'installent à Liège où son père fait commerce de bois de mine. À l'Athénée de Liège, un de ses condisciples est Robert Vivier. Marcel publie ses premiers vers dans Belgique-Athénée. En 1915, le jour de ses dix-huit ans, il passe la...

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Lire un extrait Avoir connu San Francisco, Avoir connu comme Carco Les nobles filles crapuleuses, Avoir vu dans Pernambuco Les grands catalpas tropicaux Régner mauves sur les pelouses, (Ou si n'avoir pas vu ceci Avoir vu des choses aussi Tropicales ou du moins presque,) Et n'être plus que cet assis À mettre en vers les vieux récits Presque authentiques de ses frasques.
Table des matières Avant-lire, par Lise Thiry PREMIÈRE PARTIE J'ai connu un beau tramway blanc Ne pars pas encore. Cultive Au pays sans danger des femmes à vélo Je me souviens encor de vos rouges falaises Décembre est doux Sur le pont supérieur étaient les Défendues Poseurs de rails qui mettons bout à bout Un soldat très doux, à la tête trépanée Nous qui avons semelles de silence Tu tiens l'atlas ouvert sur tes genoux DEUXIÈME PARTIE Avoir connu San Francisco Tous les grands ports ont des jardins zoologiques Asie au nom de maladie Tu peins en bleu des chameaux délicats Toi qui pâlis au nom de Vancouver Parce qu'un remorqueur brame devant l'écluse La poésie de la rue calme L'ange À-quoi-bon descend quelquefois Il marche dans la ville, il s'arrête aux librairies Robinson monte au ciel avec son doux bagage TROISIÈME PARTIE Je traduis ce matin le jugement de Zwolle À Gorinchem Toi qui as une enfant malade à Ostende Changé en usine à penser des choses tristes La Mer de la Tranquillité est dans la lune Es-tu là, poésie, incertaine gypsie secrète J'aime en raison de toi le peuple des tramways Mais au creux le plus haut de l'à-pic Ce qu'on apprend par ton corps en dansant De tes yeux doux comme le mot dégel Le grand cheval que vous chevauchiez J'ai toujours confondu dans un même mystère Ne dis pas que tu n'as rien appris ÉPIOLOGUE Tous les arbres que j'ai tués

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