Un demain autrement | Objectif plumes

Un demain autrement

RÉSUMÉ

Daniel Sondag, heureux bénéficiaire du Prix Spécial Jean Lebon 2015, avec sa nouvelle « Autrement demain », nous offre ici le bonheur de cinq nouvelles. Le lecteur va avoir l’impression, chaque fois, d’entrer dans un espace-temps nouveau, qui n’appartient qu’à celui qui vit et raconte son histoire : en effet, les « héros » Eric, Mivida, Lisa, Joy et Morgan, symbolisent des « victimes » de la vie telle que notre société, avariée…

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Daniel Sondag

Auteur de Un demain autrement

1955, Elvis Presley lance le rock, et j'en profite pour devenir le premier né d'une famille de 4 enfants. (Ecole maternelle et primaire à Habay-la-Vieille) Dès que mon instituteur libère sa classe, je m'en sauve par vaux et forêts. C'est au sein de la vallée des Lacs et des Châteaux que je m'épanouis. J'y trouve la sérénité et l'inspiration pour écrire poèmes et rédactions. Mon vieil enseignant conseille à mes parents de m'inscrire aux études latines à l'Isma d'Arlon. Changement de programme quand le préfet décrète qu'un élève issu d'une école rurale n'a pas sa place dans cette section. Je suis donc inscrit en moderne où les langues étrangères me font systématiquement prolonger mes études de 2 mois et parfois 12. La vie facile de la fin des années soixante, m'habite. Led Zeppelin, Black Sabbath, liquettes et jeans à franches, je suis muté à l'internat de Carlsbourg par mes parents. C'est dans cette école que je redeviens étudiant et que je décrocherai le diplôme d'instituteur alors que j'étais obsédé par la nature, l'écriture et le dessin. C'est dans cet établissement que j'ai rencontré des condisciples, et un professeur de français hors normes, qui vont me donner le goût à la littérature et façonner ma personnalité. Ma bande d'adolescents est bercée par les musiques et les textes de Jonathan Livingston le Goéland, de Boris Vian ou de Catherine Ribeiro. Puis, jeune homme, je découvre progressivement Zola, Goethe, Gide, Camus,... malgré la mise à l'index par les frères de l'époque pour certains de ces auteurs. Je deviens un accro à la lecture. Mon professeur de dessin apprécie mes créations artistiques. Mon professeur de français doute de mes dissertations jusqu'au jour où, pour l'examen de maturité, ce dernier me donne une note d'excellence avec un petit mot «Cela n'a rien à voir avec le sujet mais c'est tellement bien écrit!». Entre-temps, j'ai conquis le coeur de ma belle grâce à mes longues lettres enflammées. Tel l'homme de la Mancha de Brel, je deviens un personnage original, ne supportant pas l'injustice, en quête permanente de l'inaccessible. C'est dans cette optique que je pars, diplôme en poche, comme volontaire au Rwanda. Deux ans dans ce pays m'ont permis de comprendre la naïveté de mes idéaux de sociétés identiques. De retour en Belgique, de nouveaux défis s'offrent à ma personnalité. Enseignant puis responsable d'une équipe éducative, mais également directeur d'école à la demande du service d'inspection. Un jour, je décide de reprendre des études en psychopédagogie pour élargir mes compétences,... Ma pédagogie se démarque avec comme obsession permanente d'élever les connaissances et d'ouvrir l'esprit de mes élèves. Dans cette optique, je pars avec ma classe, pendant mes vacances, 15 jours au Québec pour voir les baleines en récoltant la quasi-totalité des fonds. Je donne des conférences et des formations pour des parents et enseignants. Grâce à mes formations de musicien et de conteur, je crée des comédies musicales où mes anciens élèves se retrouvent et me suivront jusqu'à leur 18 ans. Je crée un centre thérapeutique pour enfants puis adultes fragilisés. Je m'engage dans différentes associations. Les portes de ma maison ne sont jamais fermées et chaque jour y entrent des gens cherchant du soutien,... Bien entendu, mon altruisme, mon fanatisme de «l'inaccessible étoile» dérangent. De nombreuses fois, il m'est conseillé de revenir dans les normes. Et la jalousie s'installe. Mes 4 enfants, que je ne vois que quand je pars en vacances en famille sur d'autres continents, grandissent. Tout cela fait, qu'un jour, ma bulle explose. Lassés, mon épouse et moi-même décidons de nous recréer. Nous vendons notre maison pour retrouver les racines de notre vie dans les champs de notre vallée. Et c'est ainsi que depuis quatre ans, je m'adonne à une de mes premières passions, l'écriture. A travers mes romans, je resterai un auteur où le lecteur retrouvera les réminiscences de mon humanisme militant. «On ne se refait pas!»

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Nouvelles de Belgique

La littérature serait-elle le meilleur moyen de découvrir une région ? Comment percevoir autrement l’esprit d’un lieu qu’à travers la perception intime qu’en donne un écrivain ? Les éditions Magellan & Cie ont répondu avec conviction à ces questions en imaginant leur collection « Miniatures », qui vient de consacrer un de ses derniers titres à la Belgique.«  Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s’imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu’une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d’une diversité infinie et porteuse d’espoir ?  », voilà en quelques mots comment l’éditeur, Pierre Astier, présente cette initiative qui a déjà publié une quarantaine de titres aussi variés que ceux consacrés à Cuba, Haïti, Montréal, le Liban, le Mali, le Congo, la Corse ou la Bretagne, la Catalogne, la Serbie ou la Corée, etc. Lire aussi : notre recension de  Nouvelles du Congo Ce recueil consacré à la Belgique a ceci de particulièrement réjouissant qu’il est le reflet du cosmopolitisme de notre petit pays, terre de passage et d’échanges, à la croisée de grandes cultures. C’est également un superbe florilège d’écritures et d’univers que nous révèlent les six auteurs de ces nouvelles : si les noms de Nadine Monfils et Patrick Delperdange ont des connotations bien francophones, ceux d’Alfredo Noriega, Aïko Solovkine, Katia Lanero Zamora et Kenan Görgün ne seraient pas a priori rangés dans un rayonnage français. Regrettons au passage qu’aucun auteur flamand ne figure au sommaire puisqu’il s’agit d’un recueil intitulé Nouvelles de Belgique . Une suggestion à glisser à l’éditeur pour un deuxième tome ! Ne boudons pas notre plaisir cependant.Si l’on retrouve sans surprise la verve osée et franchouillarde de Nadine Monfils et les ambiances lourdes, voire sombres, de Patrick Delperdange, cette fois dans la touffeur d’une forêt ardennaise, les registres d’Alfredo Noriega, Aïko Solovkine et  Katia Lanero Zamora nous sont moins connus et nous réservent de belles surprises. Le premier n’a rien à envier à ses confrères latinos : il nous conte une histoire à la grande puissance imaginative entre une enfance équatorienne et des rencontres singulières dans le quartier des Marolles. Les deux textes suivants nous immergent dans des humanités en déshérence, tantôt confrontées aux restructurations, délocalisations, grèves et paysages industriels décrits avec une force visuelle rare, tantôt perdues entre deux appartenances culturelles surgies de l’exil d’une famille espagnole en pays liégeois. Si Solovkine nous confronte à la brutalité sociale, la nouvelle de Katia Lanero Zamora nous émeut par une dignité familiale retrouvée. Nous partageons le choix de l’éditeur s’il a voulu nous réserver le meilleur pour la fin : dans « Résurrection de Cyrano », Kenan Görgün met en scène deux frères turcs établis en Belgique. Ils y ont développé deux visions opposées de la vie professionnelle, de la vie tout court et de l’engagement, alors que du temps de leur jeunesse, ils se retrouvaient à l’unisson dans les…