Au lieu d’une mise à pied, Sisco hérite d’un sort peut-être encore pire : le voilà devenu le garde du corps de Julie, la fille du Président ! Pire, car la demoiselle, connue sous le surnom de « Gin-Fizz » dans les milieux autorisés, possède toute l’insouciance et l’insolence des enfants bien-nés. Mais, surtout, parce qu’en cette période de débats politiques houleux autour du traitement des drogués, ce serait un drame si quelqu’un venait à révéler la vérité concernant sa consommation effrénée de cocaïne. Et, dans l’univers de Sisco, les gens mal intentionnés ne manquent guère… Est-ce ce conseiller du président qui « fréquente » intimement Julie ou sa camarade de fac Alexia qui lui fournit la dose de trop… ? Toujours est-il que « Gin-Fizz » se retrouve à l’hôpital après avoir frôlé l’overdose, et que les hautes instances décident de l’éloigner quelques temps, en compagnie d’un Sisco qui a intérêt à trouver rapidement qui est derrière le complot fomenté autour de la jeune femme. Pour elle, mais aussi pour lui, s’il veut conserver son poste et son impunité !
Vienne, 1907. Le peintre Gustav Klimt rend visite aux époux Bloch-Bauer. Ferdinand demande alors à Gustav de réaliser le portrait de sa femme, Adèle ; requête entraînant un flashback. Six ans auparavant, alors que Klimt essuyait des critiques acerbes au sujet de son œuvre La Médecine , il a rencontré ce couple, admirateur de son génie et dont la femme l’a prié de lui ouvrir les portes de son atelier. Au même moment, l’artiste recevait en rêve l’inspiration pour son prochain tableau. C’est par ce prisme que l’on entre dans l’univers de l’artiste : son atelier, ses modèles, sa mère, sa compagne, Émilie, mais aussi ses rêves, ses angoisses, ses sources d’inspiration en somme. L’histoire narrée en bande dessinée par Cornette et Marc-Renier est une tranche de vie, prétexte à l’évocation du peintre, de son style, de son époque et de l’avant-gardisme dont il y faisait preuve. L’idée est en effet plus de mettre en avant ses particularités que de réaliser sa biographie. Le récit est assez simple et aurait peu d’intérêt sans l’aspect « inspiré de faits réels », mais n’en est pas moins cohérent et bien rythmé.Les dessins sont soigneusement détaillés. Le rendu est classique, avec un crayonné assez fort accentuant les sujets principaux. Les travaux de Klimt évoqués sont réinterprétés plutôt que cités et le résultat est réussi et efficace : le redesign des œuvres permet une intégration fluide dans les cases tout en invitant à les découvrir sous un angle neuf.Le récit principal est suivi d’un court cahier didactique sur Gustav Klimt. Il complète la bande dessinée en développant quelques sujets qu’elle évoque. On y voit notamment des reproductions des œuvres évoquées dans l’album. Ainsi, le lecteur a à portée de main de quoi satisfaire sa curiosité, titillée par l’histoire racontée en images et phylactères.La bande dessinée Klimt est une introduction sympathique à l’œuvre de l’artiste. Les connaisseurs n’apprendront probablement pas grand-chose, là où les néophytes apprécieront l’accessibilité du propos et les informations proposées en fin d’ouvrage. Les visuels soignés plairont aux amateurs de bande dessinée traditionnelle, alors que l’histoire…