Après une enfance fracassée, Ludovic, un orphelin de quinze ans, est accueilli par la famille Martelle. L’adolescent révolté y trouve peu à peu sa place, porté par l’affection de Laura et Christian, les parents et la complicité qu’il noue avec Lydie et Joe, leurs enfants, sans oublier Bourvil, l’impétueux cocker. Mais six ans plus tard, Christian Martelle est retrouvé assassiné dans les toilettes d’une station-service. Le chauffeur routier laisse derrière lui une famille dévastée et de nombreuses questions.
Qui était Christian ? Pourquoi vouloir sa mort ? Et pourquoi Ludovic a-t-il tenté de se suicider un an après avoir intégré la famille ? Une seule certitude : l’étrange part d’ombre de Christian, vécue comme une trahison, éveille en Ludovic le besoin de se défaire une fois pour toutes des silences qui le rongent. L’heure des réparations a sonné.
Autrice de Réparer nos silences
Enfant abandonné à la naissance, Ludovic a vécu en institution jusqu’à son accueil dans la famille de Laura et Christian, en qui il trouve un port d’attache où se reconstruire tant bien que mal. Narrateur principal, il nous apparaît alors que la police vient d’annoncer le meurtre de son père adoptif, abattu à bout portant dans les toilettes d’une station-service. Pour la famille de ce transporteur routier sans histoires, le séisme est total. La police émet l’hypothèse d’un règlement de comptes lié à un trafic, mais elle piétine faute d’indices.Chez Ludovic, qui a dû lutter contre ses angoisses liées à l’abandon, le malheur qui survient ranime d’anciens démons. Déboulent en lui des séquences de sa vie d’enfant placé dans…
Dans le grenier de sa grand-mère, Nelson, un jeune écolier fort raisonnable, trouve de vieux objets abandonnés et entend soudain des voix dans sa tête. Ce sont celles de ses ancêtres paternels, les de Trieu, enfermés dans les objets à la suite d’une malédiction datant du 15ème siècle, infligée par un seigneur écossais, Roy Mac Gregor. Nelson passe beaucoup de temps à dialoguer avec sa famille et se surprend à parler avec un râteau, une assiette en faïence, un sabre ou un poêle à bois. Il garde pour lui ce secret mais, à la mort de sa grand-mère, ses parents vendent la maison et les aïeux ! Ceux-ci se retrouvent chez un antiquaire véreux de Bruxelles, qui les disperse un par un. Nelson se sent dépassé par l’énormité de la tâche à accomplir pour retrouver sa famille, il ne peut s’en ouvrir à son père, dont l’extrême émotivité l’empêche quasiment de vivre. Il fait alors la connaissance de Victoria, une vieille dame pleine d’énergie et de ressources. Ensemble, ils vont explorer la ville, à la recherche de vases, d’assiettes et autres vieilleries afin de lever la malédiction qui pèse sur la famille et de faire en sorte que les ancêtres de Nelson puissent enfin reposer en paix. Après Bjorn le Morphir, roman de fantasy humoristique récemment adapté en bande dessinée, Thomas Lavachery publie son deuxième roman, qu’il a écrit pendant deux ans avec une classe de CM1/CM2 d’une école de Bruxelles. Le résultat est amusant, l’écriture est enlevée, les dialogues savoureux et l’idée de départ originale. A côté de la quête opiniâtre de Nelson, il y a aussi l’évocation de sa vie quotidienne et de ses relations avec ses parents, notamment avec ce père si fragile, que Nelson veut préserver à tout prix. Ce garçon est fort malgré son âge et sa quête donne de la force à ceux qu’il aime. C’est aussi ce côté-là de l’histoire…
Il ne peut l’écrire tout de go, il doit s’y reprendre à trois fois (et autant de chapitres)…
Un hôpital qui s'écroule, un rapport d'expert qui se perd, une disparition inquiétante, des amours qui se nouent…