Monachopsis, film de Liesbet van Loon, "prix Cinergie ANIMA 2021"


Selon le Dictionary of Obscure Sorrows, le terme monachopsis désigne le sentiment persistant de ne pas se sentir à sa place. À partir de cette conception déterminant un rapport fragile et sensible au monde, la réalisatrice Liesbet van Loon propose une immersion dans le quotidien d’une jeune femme qui n’arrive plus à trouver sa place, aliénée par son environnement. Une femme en lutte, contre elle-même et le monde, à la recherche d’un sentiment d’existence physique. Monachopsis, c’est d’abord des images poétiques, sensibles, qui nous rappellent certains plans pris à la Bolex par Mekas mélangés au travail sur pellicule par les cinéastes expérimentaux. Mais c’est aussi une narration puissante. La protagoniste, après avoir perdu son emploi, sombre progressivement, incapable de créer des liens avec les gens qui l’entourent. Elle nous entraîne avec elle, dans ce long voyage au cœur de sa psyché. Liesbet van Loon utilise une technique…
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Sommaire • Monachopsis, film de Liesbet van Loon, "prix Cinergie ANIMA 2021" par Bertrand Gevart…

Monachopsis, film de Liesbet van Loon, "prix Cinergie ANIMA 2021"

Selon le Dictionary of Obscure Sorrows, le terme monachopsis désigne le sentiment persistant de ne pas se sentir à sa place. À partir de cette conception déterminant un rapport fragile et sensible au monde, la réalisatrice Liesbet van Loon propose une immersion dans le quotidien d’une jeune femme qui n’arrive plus à trouver sa place, aliénée par son environnement. Une femme en lutte, contre elle-même et le monde, à la recherche d’un sentiment d’existence physique. Monachopsis, c’est d’abord des images poétiques, sensibles, qui nous rappellent certains plans pris à la Bolex par Mekas mélangés au travail sur pellicule par les cinéastes expérimentaux. Mais c’est aussi une narration puissante. La protagoniste, après avoir perdu son emploi, sombre progressivement, incapable de créer des liens avec les gens qui l’entourent. Elle nous entraîne avec elle, dans ce long voyage au cœur de sa psyché. Liesbet van Loon utilise une technique d’animation particulière, juxtaposant à la fois le corps de sa protagoniste et des images de la réalité, dans des décors réels. L’utilisation de cette technique accentue l’aliénation et l’on peut distinguer à de multiples reprises ses effets: l’image défigurée, des visages grattés et absents, une tension entre les lieux de passages et de vies, une brume qui s’invite à travers les images et entoure la protagoniste. Nous sommes alors plongés dans sa vie et son quotidien, dans ses yeux, cherchant aussi une reconnaissance de l’autre. Soudainement, un semblant d’éclairci rompt avec la brume ténébreuse, car c’est le temps de la rencontre avec une autre femme et le début d’une amitié, mais cet enthousiasme n’est que de courte durée et la conduit à la haine de soi, à l’étouffement. © Bertrand Gevart, site internet Cinergie…