Marcel Moreau. L’écriture comme paroxysme


Écorché du verbe, écorché de la vie, Marcel Moreau mène depuis le début des années 1960 l’écriture dans la contrée des spasmes. Les nerfs de son écriture au sens d’un principe actif qui la féconde ont pour noms le rythme — le rythme en tant que grondement de vie, de lave, de bave —, la rupture avec les instances de l’ordre et de la raison, leur subversion par les humeurs de la langue et du corps, l’invention d’une langue matérielle qui ne mime pas les intensités pulsionnelles mais s’y coule.
*
Depuis son entrée fracassante en littérature avec Quintes (1962), Marcel Moreau fait de l’espace de la littérature l’arme d’une contestation de la domination du pôle apollinien sur la pensée, le langage et les corps. Le jaillissement de chants dionysiaques orchestre le reflux de la mesure sous la houle de la démesure. Des scansions marquent l’évolution de son œuvre composée d’une soixantaine d’ouvrages. Défendu par Raymond Queneau, salué par Simone…

  lire la suite sur  REVUES.BE


FIRST:écriture verbe rééd pensée entraves éther vague langue discours raison oeuvre livre ivresse instinct homme vie terre pierre philosophie lettres vives intellect gouffre femme alun - "Marcel Moreau. L’écriture comme paroxysme"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => )

Ceci pourrait également vous intéresser...