Bien peu de gens connaissent aujourd’hui le nom de Paul Otlet (1868-1944), ainsi que les mots de Palais Mondial, de Mundaneum ou de Cité Mondiale. C’est comme si cette fascinante utopie avait disparu sans laisser de traces. L’aventure dura pourtant plus d’un demi-siècle, mobilisant des énergies considérables et suscitant le concours de personnalités prestigieuses.
Prolongement des rêves encyclopédiques des XVIIIe et XIXe siècles, aux accents parfois grandioses et parfois dérisoires, l’aventure du Belge Paul Otlet touche à l’histoire du livre et des bibliothèques comme à celles des institutions internationales et du mouvement pacifiste. À travers le rôle joué par Hendrik Andersen et Le Corbusier, elle constitue aussi une page importante de l’urbanisme moderne.
Dans cette passionnante biographie, Françoise Levie retrace l’histoire d’une utopie qui aurait pu réussir, d’une grande intuition qui finit par se changer en obsession, d’un rêve de Paix universelle qui bascula dans le délire. L’histoire d’un apparent échec, et d’une victoire posthume pour le moins inattendue…
La couverture de l’essai a été dessinée par François Schuiten.
Auteur de L'Homme qui voulait classer le monde : Paul Otlet et le Mundaneum
Une autre lecture du début de la Bible est possible à partir du texte hébreu original.…
Les influences anglo-saxonnes sur les lettres françaises de 1850 à 1880
À propos du livre Cette étude voudrait retracer l'action générale des influences anglo-saxonnes sur nos Lettres françaises de Belgique, de 1850 à 1880. L'Angleterre victorienne resplendit alors; les États-Unis conquièrent leur rang, imposent leur génie ; notre littérature, elle, malgré Van Hasselt, de Coster, Pirmez, semble marquer à peine sur la carte du Réalisme international. Il semble même que des temps ingrats soient revenus pour l'art, après ces années de 1815 à 1850, dont M. Gustave Chartier, dans Le Mouvement romantique en Belgique, a entrepris de révéler tout l'intérêt, montrant le dynamisme des influences étrangères et, parmi elles, des anglo-saxonnes. C'est le destin de ces dernières que nous suivons au cours des trois décades qui nous séparent encore de la Jeune-Belgique. Nous tenterons de dire leur sens dans sa plénitude, tel que nous le démêlons de l'écheveau cosmopolite et comme nous l'a livré l'analyse d'une vie intellectuelle, où littérature, philosophie et politique…