Professeur de littérature comparée à la Sorbonne de 1930 à 1946, Paul Van Tieghem avait une connaissance toute particulière de la période romantique. II fait remarquer que « la synthèse est ici particulièrement indiquée, puisqu’il s’agit moins de talents individuels et de tendances nationales que de conceptions et de vues qui, à travers les frontières, coïncident ou influent les unes sur les autres et se combinent constamment à travers l’Europe lettrée » .
Le romantisme consiste « à laisser prédominer dans l’expression littéraire l’imagination et la sensibilité » , et cette liberté d’expression va lui faire redécouvrir la grandeur et la beauté de la Nature et les liens qui rattachent l’homme à son milieu. Ainsi, personne, jusque-là, en Europe, n’avait été enthousiasmé par les montagnes, par la mer, par les pays lointains, par l’infinité et la diversité du monde.
Et personne, non plus, n’avait jamais osé dire toute sa pensée, se montrer tout entier au lecteur dans la nudité de ses passions intimes. Le romantisme, historiquement, ce fut un pas nouveau dans la découverte du monde et dans celle des profondeurs de l’âme humaine.
Ni pardon, ni talion : la question de l'impunité dans les crimes contre l'humanité
Une analyse critique de la justice en matière de crime contre l'humanité. Selon l'auteur, à la fois nécessaires et insuffisantes, les institutions judiciaires ne peuvent être que le point de départ d'une lutte plus vaste contre la barbarie universelle, fondée sur un consensus sur le droit de l'être humain, une éducation…