Le jour est aussi une colère blanche : nouvelles de roman



À PROPOS DE L'AUTEUR
Eric Brucher
Auteur de Le jour est aussi une colère blanche : nouvelles de roman
Né à Louvain en 1961, j’ai 3 enfants. Romaniste de l'UCL, je suis professeur de français mais aussi chroniqueur littéraire (sur Antipode, radio provinciale du Brabant wallon, ou par exemple pour la revue Le Carnet et les Instants), ou encore organisateur et animateur de rencontres d'auteurs (‘Le Goût des lettres’, qui allie mets et mots). La question est classique : pourquoi écrivez-vous ? J’aime la formule de Henri Bauchau: « L’écriture travaille l’obscurité intérieure ». J’aime cette formule en ce qu’elle suggère que l’écriture, plongeant dans les profondeurs de l’expérience intime (de soi, de l’autre), cherche à en émerger pour se tendre vers la clarté, la lucidité, la lumière. Ecrire pour éclairer ce que nous avons au fond de nous, et creuser l’exploration d’un soi singulier pour y trouver l’universel. La plume qui tente un affranchissement des limites, des formatages, des étouffements. Ecrire comme une manière de vivre au large ou au grand air. Inventer des histoires nourries d’émerveillements et de colères suscitant un désir de folle liberté, de belle échappée – et trouver par là ce qui met en joie. Au fond, écrire peut-être surtout pour se libérer des ombres de la peur et de la perte, de la séparation, de la croyance en cette séparation, pour retrouver et restaurer l’unité première. C’est cela, pour moi, écrire : se libérer des ombres, chercher de la lumière. Oui, je dirais ceci. A la manière de Proust cherchant le ‘temps perdu’, écrire est pour moi recherche du ‘lieu perdu’, quête d’Ithaque, terre fameuse du royaume d’Ulysse, considérée comme lieu de complétude originelle. Et je me pose cette question : comment s’arranger avec la perte de l’unité initiale, avec cette perte de l’absolu, avec cette chute du Paradis ? Nous en éprouvons comme la douleur d’un exil et sentons à la fois palpiter dans le coeur un ‘instinct d’ailleurs’, ce grand désir qui nous appelle au retour vertigineux chez soi, à la complétude. Ecrire, c’est explorer cette douleur et cette palpitation, chercher le royaume. Les mythes que j’aime utiliser (Ulysse, Antigone, la Vierge Marie…) traduisent d’ailleurs chacun des images de l’unification intérieure. Et puis aussi, écrire pour partager – c’est une activité si solitaire. Echanger des questionnements, des réflexions, des émotions, des expériences, une forme d’énergie vivante… http://www.ericbrucher.be/auteur.html

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