Cet essai sur l’état maladif et émotionnel qui traverse notre présent tire les fils d’une généalogie des activités et des idées qui font courir à l’abîme : de la zootechnie à l’élevage industriel, de la traite des animaux sauvages à la fracturation des habitats naturels, du brassage continu des espèces aux impostures intellectuelles. Il interroge l’événement pandémique et l’échec de la raison. Face aux virus et aux superincendies, nous sommes pathétiques et émus à l’échelle désormais globale de nos existences. Mais l’on peut porter remède. Alors par quel geste quotidien-planétaire soigner le vivant, par quels récits réarmer nos manières de cohabiter le monde ?
Auteur de Le hantement du monde : Zoonoses et pathocène
Les photos qui introduisent le livre donnent un ton très clair : percée d’une voie ferroviaire en pleine forêt, engin pulvérisant de l’astrazine sur un champ, parcs à bestiaux pour abattoir, élevage fermé de poulets et une ahurissante colline de crânes et d’ossements de bisons. Le hantement du monde est celui des milliards de cadavres de vies animales que nous laissons derrière nous, tâche que nous poursuivons sans intermittence aux fondements de notre vie quotidienne.Rapidement, de virus, prions et zoonoses à nausées, le dégoût d’une répugnante évidence pénètre l’esprit du lecteur, en même temps heureux de trouver ici les mots et l’énoncé de ce qui nous arrive aujourd’hui dans un interminable désordre. Le…
Préface de Jean Tordeur Textes de Jacques Detemmerman, Georges-Henri Dumont , Philippe Jones , Raymond Troussson À propos du livre (4e de couverture) Quelque soixante ans après sa mort (1936), la personnalité…
Lamartine critique de Chateaubriand dans le Cours familier de littérature
À propos du livre (4e de couverture) Les historiens contemporains des lettres françaises de Belgique tiennent avec raison que La Légende d'Ulenspiegel en est le livre fondateur. Toute fondée qu'elle soit, cette assertion a tardé à prendre forte d'évidence. Lorsque Charles De Coster fait paraître sont livre, en 1867, seuls quelques lecteurs perspicaces y prêtent attention sans parvenir à lui assurer une quelconque reconnaissance. Et c'est aussi pauvre qu'inconnu que l'écrivain meurt en 1879. Il est vrai que «La Jeune Belgique», quinze ans plus tard, reconnaît son rôle, mais le statut de son livre n'en est en rien changé : il a peu de lecteurs, il n'est pas pris au sérieux. Tel n'est pas le cas du jeune Joseph Hanse dont l'Académie royale de langue et de littérature françaises s'empresse, dès 1928, de publier la thèse de doctorat consacrée à Charles De Coster et dont Raymond Trousson écrit aujourd'hui dans sa préface : «Ce coup d'essai était un coup de maître. Soixante-deux ans après sa publication, ce livre demeure fondamental, indispensable à quiconque entreprend d'aborder l'uvre magistrale qu'il mettait en pleine lumière.» Devenu introuvable, enfin réédité aujourd'hui, le Charles De Coster de Joseph Hanse, qui a ouvert la voie à toutes les études ultérieures et internationales sur le sujet, fera figure, pour beaucoup, d'une découverte et d'une…