Auteur de La trop sage Lucie Biquette
Née le 31 août 1975 à Liège
Licence et doctorat en Sciences psychologiques, UCL, Louvain-la-Neuve
Je travaille en étroite collaboration avec l’illustratrice, d’abord sur l’histoire (ancrée dans le vécu des enfants au départ, mais avec une touche certaine de magie), ses péripéties et sa structure. Ensuite, j’écris le texte en solo, avant de le faire lire à droite à gauche et de le tester directement sur ma marmaille… Dans le futur, j’ai le projet de m’essayer à des récits plus fantastiques, pour un public un peu plus âgé.
Illustratrice de La trop sage Lucie Biquette
La solitude peut aussi être un vilain défaut. Voici une petite chèvre, Lucie Biquette, qui un jour décide d’être sage. Et pour être sage, mieux vaut de rien faire. Elle finit pourtant par tomber dans un ennui profond. Mais bientôt, un doudou imaginaire, du nom de Sacripant, va venir bouleverser cette petite vie trop tranquille. Un rythme soutenu, des illustrations reflétant parfaitement…
Un ogre rustre souhaite que son fils, qui ne lui ressemble pas du tout, fasse comme…
Monsieur Satie : L'homme qui avait un petit piano dans la tête
Pour découvrir l'oeuvre d'Erik Satie à travers une histoire et des extraits des plus célèbres pièces du compositeur. Mélancolique et triste à souhait, cet album-CD n’en est pas moins magnifique. Parler d’Erik Satie - le solitaire, le marginal, l’excentrique souvent incompris -impliquait un ton décalé, gentiment moqueur et grinçant, que rend très bien la voix du récitant François Morel (qui doit sa célébrité, rappelons-le, à l’émission télévisée des Deschiens sur Canal +). Ce n’est pas une araignée au plafond mais juste un petit piano que Monsieur Satie a dans la tête. Les notes de musique y trottent, y vagabondent sans relâche. Il est audacieux, anticonformiste, se moque du wagnérisme et des vaniteux. De son cœur s’échappent des mélodies simples pour rêveurs et poètes, un public qui lui ressemble. « Monsieur Satie parle parfois à la lune. » Et parfois aussi, « Monsieur Satie met son smoking pour écrire une partition. » Il compose, explore, mélange les genres au risque d’être méprisé. Certains l’admirent cependant, comme Cocteau ou Picasso. L’illustratrice Elodie Nouhen évoque bien l’esprit des surréalistes et la solitude du petit monsieur perdu dans le tourbillon des notes. Touches de piano, métronome, partitions…sont surdimensionnés par rapport au musicien qui ne semble pas plus haut que trois chapeaux. Ce que Raymond Lulle appelait « la tristesse par surabondance de pensée » s’applique…