La malédiction des mots


RÉSUMÉ

Et si le silence se révélait un cadeau ? C’est la question que se pose Eva lorsqu’elle entame une enquête sur la vie de ceux qui ne sont plus là pour parler.
Icek, le survivant. Terne et laid, le grand-père paternel d’Eva semblait sans histoire. Un immigré juif venu de Pologne dans les années 30, comme bien d’autres. Jusqu’au jour où Eva pense découvrir son passé communiste. Qui était vraiment Icek ?
Groïnim, l’enfant d’Icek, le père d’Eva. Peu avant de mourir, il lui a légué une vidéo qui témoigne de son passé de guerre. Mais, à l’analyse, tout ne colle pas… Où se situe la vérité alors que l’enfance cachée de Groïnim lui a appris la dissimulation ?
Doniek, le résistant, grand-père maternel d’Eva. Figure importante de la lutte armée belge, dirigeant sioniste respecté et fervent anticommuniste, Doniek a vécu une descente aux enfers lorsqu’un historien a mis en cause son action. Qui a tort, qui a raison ?
Au carrefour des vies du Survivant, de l’Enfant et du Résistant, Eva se saisit de sa propre existence et se forge un destin choisi, dans l’amour des silences du passé.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Evelyne Guzy
Auteur de La malédiction des mots

Evelyne est née très jeune à l’écriture. Dès l’école primaire, elle abandonne le pinceau pour se saisir résolument de la plume. On la disait pourtant douée : à l’âge de 5 ans, elle avait emporté un concours de dessin de la Ville de Bruxelles.

De cette brève carrière picturale, elle a gardé un sens affiné de l’observation.
Vint le temps de l’Athénée, une école de filles, rien que de filles (quel ennui !). C’est là qu’Evelyne exécute ses premières commandes : la rédaction de l’une, la dissertation de l’autre, et les contes de plusieurs de ses condisciples en manque d’inspiration. Souvenir mémorable : il a fallu mentir au professeur qui, derrière un tel déferlement collectif d’imagination, avait repéré une plume unique… Délire de persécution ?
De cette expérience, elle a conclu qu’elle pourrait plus tard vivre de sa plume, mais peut-être en oubliant son nom.
A l’université, c’est tout naturellement vers la faculté de Philo et Lettres qu’elle s’oriente. L’ULB l’accueille une première fois, elle y bouclera une licence en journalisme et communication ainsi qu’une agrégation. Prise de nostalgie, 25 ans plus tard, elle replonge dans le bain du libre-examen. Evelyne Guzy poursuit actuellement des recherches en rhétorique et argumentation.
De cette condition d’éternelle interrogation, elle tire le profond sentiment que le langage, décidemment, on n’en parle jamais assez profondément.
Entre-temps, et en même temps, elle travaille. Evelyne Guzy exerce le métier de consultante en communication. Une jolie façon de dire que, comme au lycée, elle prête sa plume et ses idées : à des institutions publiques, à des ONG, à des politiques, à des entreprises,... Brochures de vulgarisation, magazines, catalogues, affiches, annonces, guides, elle multiplie les expériences.
De cette pratique elle nourrit sa vision, profondément ancrée dans les réalités et les enjeux de notre époque.
Et son œuvre personnelle ? Eh bien, il lui a fallu l’oser. Dès la naissance de ses enfants, elle avait recommencé à écrire des contes, sans (encore) les publier. Pourtant, après le 11 septembre 2001, poussée par la conviction qu’une nouvelle lecture du monde s’imposait, elle réunit autour d’elle un groupe d’auteurs, dirige et rédige l’ouvrage « Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien », paru chez Luc Pire en 2004. Ce livre va bénéficier d’un retentissement inespéré.
De cette publication, elle apprend ce que sa grand-mère lui répétait depuis fort longtemps : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ».
Puis sort son premier roman : Dans le Sang, qu’édite Bernard Gilson en 2009. Dans le Sang trace le parcours initiatique d’un jeune volontaire étranger débarquant dans un pays divisé entre islamisme et laïcité. Un ouvrage obsédant qui confronte le lecteur à ses propres limites et à celles du monde qui l’entoure.
De cette plongée dans la fiction, Evelyne Guzy ramène un gros poisson : l’idée que oui, vraiment, elle aime ça, écrire et partager son univers. Et que, promis, elle continuera…

NOS EXPERTS EN PARLENT...
Le Carnet et les Instants

Pour Évelyne Guzy, baptiser « roman » une enquête sur sa propre famille juive, c’est aussi un devoir d’honnêteté et la façon de donner à la journaliste et chroniqueuse la liberté de fondre, à 60 ans, la réalité d’Évelyne dans ses propres pas : ceux de la petite Eva, au fil d’une recherche marquée par la rigueur et par un acharnement courant sur de nombreuses années. Au départ : il y aurait une lettre posthume du grand-père Icek, imprégnée formellement de culture yiddish et qui précise : « Bien sûr, je me doute bien qu’à la première relecture, tu revisiteras mes mots pour les remplacer par les tiens ; c’est ta manie, ton métier. Je vais m’en accommoder ».Icek lui-même dit se considérer comme un…


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