La littérature est un champ de forces qui offre une réponse possible au désastre. Par l’adresse formulée à l’égard de lecteurs potentiels dans la confiance d’un libre partage, elle oppose en soi une résistance à la tentation du désespoir. Elle propose au lecteur des ouvertures sur des univers inconnus, mais aussi sur soi, sur les réalités informulées que les textes soudain éclairent. On observe ici le rôle essentiel de témoin qu’elle est amenée à tenir, et ses moyens d’action spécifiques.
Autrice de La littérature, une réponse au désastre
Que peut la littérature ? Comment dispose-telle un espace imaginaire tissé par la fiction, qui soit à même d’agir sur le réel, sur le monde, sur soi, sur la pensée, les affects, les représentations ? Dans son essai vigoureux autant que rigoureux, La littérature, une réponse au désastre, Myriam Watthee-Delmotte dresse une étude exigeante, passionnée, de la manière dont la littérature se pose comme un levier d’action, un dynamisme de forces qui parie pour une riposte au désastre. Le questionnement se découpe en plusieurs champs : une analyse de son rôle de témoin (du chœur antique de la tragédie grecque aux témoins intérieurs, extérieurs ou imaginaires), de ses contenus et des dispositifs langagiers qui mettent en forme ces derniers…
Les influences anglo-saxonnes sur les lettres françaises de 1850 à 1880
À propos du livre Cette étude voudrait retracer l'action générale des influences anglo-saxonnes sur nos Lettres françaises de Belgique, de 1850 à 1880. L'Angleterre victorienne resplendit alors; les États-Unis conquièrent leur rang, imposent leur génie ; notre littérature, elle, malgré Van Hasselt, de Coster, Pirmez, semble marquer à peine sur la carte du Réalisme international. Il semble même que des temps ingrats soient revenus pour l'art, après ces années de 1815 à 1850, dont M. Gustave Chartier, dans Le Mouvement romantique en Belgique, a entrepris de révéler tout l'intérêt, montrant le dynamisme des influences étrangères et, parmi elles, des anglo-saxonnes. C'est le destin de ces dernières que nous suivons au cours des trois décades qui nous séparent encore de la Jeune-Belgique. Nous tenterons de dire leur sens dans sa plénitude, tel que nous le démêlons de l'écheveau cosmopolite et comme nous l'a livré l'analyse d'une vie intellectuelle, où littérature, philosophie et politique…
Depuis quatre décennies au moins, Luc Dellisse s’est coiffé alternativement, grâce…
Diane MEUR , Entre les rives. Traduire, écrire dans le pluriel des langues , Contre allée, 2019, 183 p., 18 €, ISBN :…