La douce-amère | Objectif plumes

La douce-amère

RÉSUMÉ

Sarah et Fanny ont quitté la maison familiale depuis longtemps. Elles s’y retrouvent après l’enterrement de leur mère, en attendant de rencontrer le notaire. Leurs vies les ont éloignées mais elles sont plutôt heureuses de se revoir. Le deuil maternel paraît plus facile à faire que celui des rêves enfouis. Quant à Léna, qui a veillé la mourante pendant de longues nuits, elle semble presque chez elle, alors que sa vie n’a été que fuite en avant aux quatre coins du monde. Ce qui les rassemble,…

À PROPOS DE L'AUTEUR
Eric Durnez

Auteur de La douce-amère

Né à Bruxelles en 1959. Après des études de mise en scène à l'INSAS (Bruxelles), et une formation continuée au sein du mouvement CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active), il poursuit un parcours professionnel et artistique très diversifié qui le conduit à travailler dans différents milieux sociaux et culturels. Il réalise de nombreuses mises en scène théâtrales avec des groupes amateurs et scolaires et fonde à Bruxelles en 87 une compagnie professionnelle 'Le théâtre des conventions', avec laquelle il monte en 1988 Elie, Elle, pièce dont il est l'auteur. Suivront Il paraît que je suis la plus grosse moitié de Goethe monologue joué par Isabelle Legros et adapté de Christine Brückner, L'Heure du linx du suédois Per Olov Enquist et Le début de l'après-midi. Ecrivain, il est l'auteur de plusieurs romans, nouvelles, poèmes, articles et d'une série de pièces de théâtre parmi lesquelles Elie, Elle paru aux éditions du groupe Aven, A plat, Broussailles, A, Echange clarinette, Le début de l'après-midi (éditées par Lansman) et beaucoup d'autres, portés à la scène ou en voie de l'être, en Belgique ou en France, en Allemagne, en Roumanie, en Espagne,… Les spectacles réalisés à partir de ses textes ont reçu de nombreux prix. Outre ses activités théâtrales, Eric Durnez a travaillé comme animateur socio-culturel au sein de nombreuses associations, côtoyant des enfants, des adolescents, des travailleurs de l'éducation, des handicapés mentaux, des prisonniers, des groupes d'immigrés etc… Il anime régulièrement des ateliers et stages d'écriture dramatique, en Belgique et en France. Il a également travaillé à la RTBF, tour à tour comme journaliste et animateur-producteur radio. Le Centre Culturel de Charleroi organise en 99 une 'année Durnez', proposant spectacles, rencontres et formations. Il a élu résidence dans le Gers et s'est consacré principalement à l'écriture. Il est décédé le 6 juin 2014.

AVIS D'UTILISATEURS

FIRST:vie - "La douce-amère"
stdClass Object ( [audiences] => [domains] => Array ( [0] => 9212 ) )

Ceci pourrait également vous intéresser...

Le groupe de l’Ouest lointain

Au début du 20 ème  siècle, l’Australien Douglas Mawson…

Notre Sade / Sara Z. / Charlotte

Michèle FABIEN , Notre Sade, Sara Z., Charlotte, postface…

Le temps qu’il faut à un bébé girafe pour se tenir debout

Quarante-cinq minutes. C’est le temps d’une mi-temps au football ou le temps qu’il faut à un girafon pour se tenir debout, après sa naissance. C’est aussi le temps réglementaire que dure une visite au parloir, en prison. Et le temps que Louise passe sur un banc, chaque mercredi, face au numéro 44 de la rue Berkendael, à Bruxelles, la prison des femmes.Tout en comptant les trous dans le trottoir, Louise raconte son histoire depuis ce banc. Elle parle de sa mère qui est comme un fantôme à présent. Elle se souvient de sa mère qui visait les pigeons avec son pistolet à billes. Des histoires qu’elle leur racontait. De sa voix réconfortante. Mais aussi de la violence de l’homme qui a partagé sa vie durant dix-huit ans. Quand elle était plus jeune, Louise montait dans sa chambre lors de leurs disputes et ne redescendait que quand elle entendait Vivaldi, signe qu’il était parti et que sa maman ramassait les morceaux brisés. Dix-huit années à voir sa mère s’éteindre à petit feu. Vivaldi était l’échappatoire de celle-ci, sa bouée de sauvetage. Que s’est-il passé le jour du meurtre ? Le jour où sa mère a mis fin à son calvaire en tuant son beau-père ? Louise a plein de questions, mais sa mère ne se souvient de rien. Elle se ferme de plus en plus jusqu’à définitivement refuser de la voir. Quarante-cinq minutes. C’est aussi le temps que Simon, le frère de Louise, refuse de consacrer à sa mère. Depuis son arrestation, il ne veut plus la voir, par peur de ne pas la reconnaitre. Il ne sort plus de chez lui. Il a constamment l’impression d’étouffer. C’est lui qui est arrivé le premier sur les lieux du crime. Ces images le hantent. Simon se souvient aussi des pigeons, de la tendance de sa mère à l’autodestruction, du manque d’amour dont il a souffert. Simon est rongé par un remords : la veille du malheur qui a tout précipité, il devait annoncer à sa mère qu’il allait être père, mais il n’a pas réussi à lui dire. Cette annonce aurait-elle changé cette fin funeste ? Simon ment à tout le monde et fait croire qu’il est parti faire un tour du monde. Parviendra-t-il à pardonner et à assumer son rôle de père ?Telle une partition musicale – précise, méthodique, rythmée et permettant des envolées lyriques –, le texte de Stéphanie Blanchoud est composé de trois mouvements (dont deux monologues). Le premier met en scène la sœur, le deuxième le frère et le troisième rassemble les deux au son de Vivaldi et du concerto n°5 pour violoncelle en mi bémol majeur (2ème mouvement). La musique de Vivaldi se propage dans tout le récit. Dans le prologue, l’autrice donne des détails sur la rédaction du texte, qu’elle a écrit en 2015 suite à une commande de Véronique Olmi pour le festival Le Paris des Femmes et qui s’inspire d’ateliers qu’elle a animés en prison.Partant d’un fait divers, la pièce s’en éloigne pour parler des dommages collatéraux et de la violence qui a marqué à vie deux enfants devenus adultes. Stéphanie Blanchoud choisit de ne pas faire parler la mère, qui est pourtant le personnage central du récit, pour mettre en avant ses enfants, leur incapacité à être au monde et leur relation à la mère. Deux solitudes impuissantes, abîmées habitent ce double huis clos. Elles se mentent l’une à l’autre et cherchent, chacune à sa manière, à mettre des mots sur ce drame familial. Publiée aux éditions Lansman, la pièce a été créée en février 2023 au Rideau, dans une mise en scène de Diane Fourdrignier, avec Stéphanie Blanchoud et Laurent Capelluto. Émilie Gäbele À la Foire du livre 2023 Le temps qu'il faut à un bébé girafe pour se tenir debout, c'est quarante-cinq minutes. Le même temps que celui, réglementaire, des visites au parloir d'une prison. Louise le sait, elle y vient chaque semaine pour rencontrer sa mère. Contrairement à son frère Simon qui était présent au moment des faits et reste cloîtré chez lui depuis l'arrestation. Ce drame familial, lourd à porter, est écrit comme une partition en trois mouvements : la parole de Louise pour le premier, celle de Simon pour le deuxième, et le silence pour le troisième. Un silence meublé par la musique de Vivaldi en lieu et place de la parole de la mère…