Jean Brismée, co fondateur de l'INSAS et « La Plus Longue Nuit du Diable »


Cinergie : En 1962, vous avez cofondé l’INSAS avec Raymond Ravar, Paul Anrieu et André Delvaux. Vous y avez enseigné jusqu’au milieu des années 1980. Pourriez-vous revenir sur cette aventure? Pourquoi créer une école de cinéma en Belgique? Qu’est-ce qui différenciait l’INSAS des autres écoles? Jean Brismée : Il y avait autour de la Cinémathèque, qui est ensuite devenue la Cinémathèque Royale, différentes personnes très cinéphiles. André Delvaux notamment. Ces gens-là considéraient que l’existence d’une école à Paris (l’IDHEC) nous obligeait presque à en créer une chez nous. Il y en avait déjà une, l’IAD. Or, dans le contexte politique, l’IAD étant catholique, il fallait nécessairement créer une école de cinéma laïque. Parce que notre pays est ainsi fait. En fait, une seule école de cinéma suffirait largement. Aujourd’hui, il y en a trois ! Trois écoles de cinéma pour tous les métiers, ça me semble totalement délirant. Mais…

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"La direction d'acteurs" 3e édit. de l'ouvrage coordonné par Frédéric Sojcher

C'est que le lien intime qu'entretiennent les réalisateurs et metteurs en scène avec leurs acteurs est un sujet peu abordé dans les ouvrages sur le cinéma. Le rôle des uns et des autres a toujours été malaisé à définir. Qui dirige qui? Quand? En amont du tournage? Pendant? Lors du montage? Où réside la limite entre liberté et contrainte de l'acteur? Quelles différences entre la direction d'acteurs au cinéma et au théâtre? Comment un réalisateur choisit-il ses acteurs? Autant de questions auxquelles tentent de répondre : Olivier Assayas, Stéphane Brizé, Youssef Chahine, Patrice Chéreau, Michel Deville, Karim Dridi, Bruno Dumont, Cédric Klapisch et Claude Lelouch... lors de leurs rencontres avec les étudiants du master professionnel en scénario, réalisation et production que Frédéric Sojcher anime à Paris I, Panthéon-Sorbonne. Un ouvrage riche d'expériences, d'anecdotes, de références à des cinéastes mentors, de conseils. Le mode d'emploi universel n'existe pas, chacun a sa méthode qui n'est pas infaillible. Il s'agit de l'adapter aux cinéastes, aux film, aux circonstances de tournage, au financement, aux acteurs qui sont devant la caméra. Comment appréhender un scénario? Devient-on personnage après sa simple lecture? Doit-on se nourrir progressivement pour être l'autre? Est-ce que la prise est bonne? Petit regard inquiet vers le réalisateur bienveillant... Combien de prises pour ce plan? Lequel gardons-nous? Et après? Les questions ne sont pas exclusivement liées aux êtres en présence mais aussi aux techniques cinématographiques en tant que telles. Quel cadre? Quelle lumière? Quel jeu pour tel emploi de caméra? Les modi operandi se multiplient. Un ouvrage destiné tant aux professionnels qu'aux étudiants en cinéma en passant par les spectateurs qui observent ces jeux d'influence, d'amour/haine, de respect, de confiance derrière leur écran. Il s'agit de tenter de comprendre comment tout cela fonctionne, comment ces êtres aux relations chaotiques, aimantes, rivales s'articulent et se coordonnent pour créer l'objet film, le fruit d'une union sacrée. © Nastasja Caneve, 2017 La direction d'acteur, 3e édition du livre chapeauté par Frédéric Sojcher, …