« L’aube s’ouvrit sur un ciel de fumée. La ville, entourée de collines qui la regardaient, semblait bien frêle là-dessous, presque prise en étau, et n’avait plus pour horizon que ce ciel anthracite qui, à mesure que se levait un soleil de feu, s’orangeait. »
La petite ville de Bas-les-Monts a subi la mobilisation de ses jeunes et vit, depuis, au rythme des avions et sous la menace.
L’ennemi est d’une inhabituelle envergure, la ligne de front se déplace au gré des vents : en ce nouvel été caniculaire, ce sont d’effroyables incendies que les appelés combattent. Séparés de leurs familles, Nino, Joseph, le Moineau et les autres découvrent la camaraderie de la troupe et les limites de la docilité. Sous les frondaisons de la forêt suppliciée, le règne animal paie lui aussi un lourd tribut à cette guerre moderne…
Ardente et engagée, cette fable confie à la jeunesse la capacité de lucidité, le pouvoir de l’indignation et la volonté d’inventer l’avenir.
Autrice de Feu le vieux monde
La chaleur est étouffante. Dans sa chambre, Silvia peine à trouver le sommeil. Étendue sur son lit, elle fixe une mouche au plafond. Elle se lève pour ouvrir les fenêtres et tenter de rendre l’air un peu plus respirable, en vain. Ce n’est pas un courant d’air frais mais un bruit inquiétant et de plus en plus fort qui pénètre la pièce puis la maison toute entière, avant de réveiller le village de Bas-les-Monts. À une époque indéterminée, dans laquelle le lecteur reconnaîtra aisément d’effrayantes scories du présent, une guerre sans relâche fait rage. Tous les hommes du bourg ont été mobilisés pour tenter d’épargner les habitations des incendies dévastateurs. Le combat, long et pénible, semble inutile. À mesure que les jours passent, les flammes révèlent…
Taillé dans l’énigme de la vie, le roman de Jacques Richard déplace la narration vers…
" Je sens ses bras autour de ma taille. Il me serre si fort. Je n'ose ouvrir les yeux. La chaleur de sa langue sur la mienne, que c'est doux, que c'est bon. Je profite de ce baiser qui n'en finit pas, de ses mains qui crient tendresse, de ses jambes qui disent caresses, de ce corps qui surgit de l'arbre en chantant l'Amour !". Les sept visages de l'eau, un mariage d'amour et de haine où le passé imprègne le présent et détermine l'amour. FranMi nous emmène à travers une recherche d'identité, d'un rôle social dans une communauté villageoise qui, à l'instar de Saint-Léger, son village d'adoption, présente plein de contradictions. Comment vivre, comment demeurer dans un environnement où les traditions et habitudes anciennes se frottent à la consommation et la vitesse…